REMARQUES SUR L'EXERCICE
Avant d'entrer dans l'examen de cet “exercice, il convient de dire, pour éviter:
tout malentendu, que les comptes publics ne sont qu’une simple énumération des recettes et des paiements de l'exercice auquel ils s'appliquent, et qu'il ne définissent point la situation véritable, quant à ce qui concerne nos obligations et la nature de ces obligations. Pour se renseigner sur ce point, 1l faut établir pour une date déterminée le montant respectif de l'actif et du passif : c’est le seul moyen de connaître exactement la situation. C’est facile à
faire, du moment que nous connaissons |
et ce qui nous est dû et ce que nous devons. Pour connaître exactement ce que nous devons, il faut bien entrer dans l'examen de l’exércice en cours, qui se soldera par un déficit et augmentera d'autant le chiffre de notre dette flottante. Pour faire cet examen, il faut d’abord se rendre compte des recettes et des dépenses, afin de constater si les recettes excèdent les dépenses, ou si les dépenses excèdent les recettes, abstraction faite des emprunts temporaires, qui apparaissent ailleurs sous une autre forme. Enfin, ce dont il faut se rendre compte, ce sont les recettes qui sont censées former partie du fonds consolidé, pour les comparer avec le total des dépenses. Si ces dépenses, quelle qu’en soit la nature, excèdent les recettes du fonds consolidé, il est évident ane cet excès constitue un déficit qu’il aut combler d’une manière ou d’une autre.
Il faut avouer que l’année dernière les comptes publics ont été préparés de façon à induire en erreur les esprits les plus habitués à ces sortes d’études : on a mêlé les recettes ordinaires avec les re- Cettes extraordinaires, et les dépensés ordinaires avec les dépenses extraordinaires.
Dans le but d'obvier à cette confusion,
j'ai fait faire, dans les comptes pour 1885-
86, un seultotal pour les recettes etun seul
RM, LE
pour les dépenses, ce qui permet de voir d’un coup d'œil la marche des opérations e cet exercice, ct d’en apprécier lo résultat général d’une manière plus rationelle.
Les comptes püblics qui ont été distri- L'ués aux honorables députés renferment un état des recettes et des paiements de cet exercice. Pour en faciliter l’intelligence, j'ai, à l'exemple de mes prédécesseurs, fait préparer un état résumé des recettes et des paiements, qui est comme suit :