PALAIS DE JUSTICE
des Travaux Publicspour AD bent,
HOTEL DU PARLAMENT
tionné à la page 222 du ort du Commissaire
l'extrême, et qu’ilsvoulaient par ce silonce injustifiable sur des transactions aussi importantes, se soustraire aux reproches que le public n'aurait pas manqué de leur adresser, si cela eût été mis au jour.
M. l'Oratenr, tous ces faits expliquent bien des choses : surtout, ils nous donnent une bonne idée de la manière dont les affaires du pays ont été administrées par n0s prédécesseurs : ils expliquent bien comment l’honorable député de Sherbrooke a pu déclarer à cette Chambre, principalement à la dernière session, qu'il était parvenu à rétablir l'équilibre dans le budget, quand il savait parfaitement que la position s’empirait de jour en jour ; ils expliquent comment cet honorable monsieur à pu avoir le singulier courage de nous déclarer officiellement, sur sa parole de rainistre de la Couronne, le 7 mai 1886, que le présent exercice se solderait par un excédant de recettes de #145,439.25 (Débats de 1886, p. 1081, Exposé Budgétaire, p 26) quand moins de dix mois après, les employés du départemenc qu’il dirigeait viennent cons tater, dans un rapport officiel, que ce même exercice va se solder par un découvert de $1,732,966.15 sur les opérations totales. Et je le défie d'attaquer l'exactitude de cet état. Je le défie de nier que le total des paiements de cet exercice, au lieu d’être de 83,483,293.55, comme il l’aestimé, sera de $4,779,169.17.
C’est sur son estimation une erreur en plus de $1,295,875.62. Je le défie de nier que les reccttes totales de cet exercice, au lieu de $3,093,622.80, seront de $3,046,203.02 ce qui fait sur son estimation une différence au moins de $47,- 419.78.
Il est facile d'expliquer comment il arrive que les faits contredisent aussi clairement les déclarations de mon honorable prédécesseur. Suivant son habitude, il voulait faire miroiter aux yeux des dé-
utés et du peuple un semblant d’équi-
ibre dans le budget. Pour cela, il a
adopté un procédé bien simple : il a soumis une estimation des dépenses qui laissait en souffrance, ou non pourvus, des services et des obligations auxquels il faut maintenant pourvoir par un budgeb supplémentaire de $910,332.57, pour couvrir l'insuffisance des crédits qu’il a fait voter.
Un pareil état de choses est bien accablant pour ceux qui en sont responsables.
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Il prouve clairement que nos prédéces-
sours suivaient une politique financière tout simplement fausse, contraire À tout principe d'économie politique, qu'ils fai-
saient contracter à la province, pour un
seul exercice, des obligations s’élevant à $1,120,779.12, sans proposer ni faire connaître à la Chambre les voies et moyens pour faire face à une dépense aussi exorbitante.
En jetant un coup d'œil sur l’estima-
tion revisée des dépenses préparée par le sous-trésorier, on voit qu’il faudra une somme additionnelle de $43,000.00 pour le service des intérêts.
l'augmentation des emprunts temporaires eb au retrait de certains dépôts. Tous les autres articles de l’estimation supplémentaire sont requis pour suppléer à l'insuflisance des crédits votés à la dernière session.
Cela est dû à
Encore ici, nous avons un exemple
frappant de la façon dont on procédait, sous le régime précédent, pour faire concorder les recettes avec les dépenses.
Dans les estimations supplémentaires,
il y a un montant de $486,000pour payer les subsides aux compagnies de chemins de fer. Cette estimation est basée sur un
rapport préparé par M. Moreau, ci-devant secrétaire des affaires de chemins de fer.
J'ai tout lieu de croire, en me basant sur ce rapport, que toute cette somme sera requise pour payer les subsides dus en vertu de la cédule de février 1883 et de la législation de la dernière session, au sujet de la conversion des subventions de terres en subsides en argent,
Ceux des honorables députésqui étaient en Chambre l’année dernière se rappellent que nous avons protesté énergiquement contre cette législation, qui nous imposait des obligations hors de proportion avec nos ressources, et ne pourvoyait aucunement aux voies et moyens nécessaires au paiement de ces nouveaux subsides. Grâce à l’esprit qui animait alors la majorité de la députation, on ne tint
aucun compte de nos protestations, en
sorte que toute la responsabilité de la
gêne pécuniaire où nous nous trouvons retombe sur nos honorables amis de la gauche. Ces embarras proviennent deleur imprévoyance, de leur malheureuse pra-
tique de nous donner sur la situation des états erronés.
Nos prédécesseurs ont donc augmenté à la fois et la dette consolidée et la dette
flottante, tout en déclarant à la Cham que l’un des déficits avait cessé,
opérations de l’exer
D'aprèsl'estimation revisée, telle que donnée dans le tableau, la balance des
épenses de cet exercice, c'est-à-dire les dépenses à faire du 31 janvier au 30 juin 1887, est de... -$1,194,290.
11 faut retrancher de cette
somme le crédit voté pour le fonds d'amortissoment, puisque ce crédit . est devenu inutile par la législation de la dernière session, soit
cice en cours et la d magière dont i] va affecter la situation.
30,854. 67 | Meëtre nous trouverons moyen, , .
bre acquitter ces dé enses,
d’un million et emi d’ ésumons maintenant le résultat des |r
nous aurons plus emprunts tempole, c’est évident, e continuer à vivre ainsi d'emprunt temporaires, surtout quand on songe que nous aurons encore prochainement rencontrer d’autres obligations considérables, auxquelles il n'a pas été Pourvu par nos prédécesseurs. Ce système est tout simplement ruineux ; il faut de toute nécessité consolider cet énorme montant de 32 | dette flottante Pour régulariser la posiion eb mettre l'ordre voulu dans nos affaires. C’est la tâche qui nous incombe, Position n’est pas souriante, tant s'en faut ; mais avec le concours et la bonne volonté de la Chambre, avec l'énergie que nous sommes bien déterminés à
aires. Il ost impossib
je l’esl'espère, de surmonter tout cela et de Il resto 81,163,433. 66 | faire sortir la Province des embarras.con-
Mais il faut ajouter le mon- . tant de l'estimation supplémentaire.
Ce qui fait une dépense to-
tale pour les cinq mois de$2,073,768.23 | rable ami de Sherbrooke
tel que énuméré dans le
vibleau préparé par les officiers du trésor.
Our payer ces dépenses,
nous n'avons que la ba-
lance des recettes pour
Ces cinq mois, telle qu'’es-
timée par les officiers du
trésor dans le même ta-
bleau, soit
see... 952,989.11 Il reste donc un décou- VA Br co. .$1,120,779.12
pour lequel il n’y a pas de prévisions, et auquel il n’est aucunement pourvu dans le budget de mon honorable prédécesseur, Tel est le résultat que vont donner les Opérations du présent exercice.
Comment allons-nous couvrir cet énorme déficit? faire face à cet excès considérable des dépenses sur les recettes ?
Nous n’avons Pas d'autre ressource que celle de l'emprunt. Le 31 janvier dernier, le chiffre de nos emprunts temporaires s'élevait à $500,000 : avec celui qu’il faut bien contracter pour couvrir le déficit que je viens d'établir, ce chiffre se trouvera porté à $1,620,779.12, c'està-dire qu’à la fin du présent exercice, pour
sidérables dans lesquels elle s
6 trouve présentement.