‹ La situation financière de la province [microforme] (volume 2)Chapitre 13 sur 17 · PE IDE PORTER PRES ET RD UT · texte numérisé non relu

PE IDE PORTER PRES ET RD UT

Pour les écoles d'industrie et de

‘ réforme $17,000. La moyenne pro-

venant de cette source pour les trois dernières années n’est que de $2,000 par année. Différence en MON resta riieniebe $815,000 Ils’attend à recevoir des Terres de la Couronne $950,000. Le revcnu pour 1894 et 1895 a été au-dessous de $900,000 par année. Difré- TENCE EN MOINS. senc $50,000

Il ne semble pas avoir prévu pour l'augmentation du service d'intérêt sur les sommes qu’il aura à payer en subventions et représentant $#1,500,000 d'ici à la fin de

Ces sommes payées le service d'intérêt va ajouter un surcroît d’au moins $40,000.

En déduisant ces $136,000.00 de $4,107,135.57, la balance des recettes est de... $83,971,135.57

Déficit... $ 175,699.42

Selon toutes les probabilités, les dépenses ordinaires vont excéder les recettes et laisser un déficit assez considérable, comme l'indique l’état ci-dessus.

Dans l'estimation des dépenses, on n’a pas pourvu à des dépenses incidentes qui se renouvellent tous les ans, sous une forme ou sous une autre, et à en juger par les années passées, je suis très modéré sur le chiffre probable du montant de ces dépenses en les mettant à $200,000.

D'un autre côté, je crois que l’'hon. Trésorier a exagéré dans certains services les recettes sur lesquelles il compte, et je ne crois pas me tromper en déduisant la somme de $136,000. En faisant cette déduction, je me base, quant aux items sur lesquels portent mes réductions, sur le produit des années précédentes, et je ne vois rien qui justifie le Trésorier de re-

présenter dans ses estimés une telle augmentation.

Ce tableau, quant aux chiffres, s'explique de lui-même et indique que le total des dépenses ordinaires est rendu à un chiffre qui n’a jamais été atteint par ses prédécesseurs.

Le gouvernement qui devait pratiquer tant d'économies et de retranchements est bien loin d’avoir rempli ses promesses. Ces messieurs qui ont si vivement condamné les dépenses du gouvernement Mercier, sous ce chapitre, dépassent aujourd'hui le chiffre contre lequel 1ls criaient si fort.

Dans l'opposition, ils ne pouvaient trouver de termes assez sévères pour condamner une politique aussi imprudente, d’après leur déclamation, mais au pouvoir, ils se croient justifiables de dépenser largement.

Ils sont généreux avec les deniers publics, pourvu qu'ils en aient la direction. Dans l’opposition, ils ne parlent que d’économies et de retranchements, mais ils oublient vite leurs principes lorsqu'ils sont les dispensateurs des fonds publics.

Quelles conclusions faut-il tirer du budjet de 13897 ?

Il est évident que l’ère des déficits se présente plus menaçante que jamais, et, quoique le Premier-

finistre se soit crû justifiable d'enlever $140,000.00 de nouvelles taxes, il est très certain que le gouvernement est bien moins en état aujourd'hui d'enlever ces taxes qu'il ne l'était en 1893.

Jamais il ne les eut fait disparaître sans les manifestations hostiles d’une importante et nombreuse classe déetauré sur laquelle elles pesaient lourdement.

Je puis affirmer que, dans un avenir plus ou moins rapproché, à en juger par la marche ascendante des dépenses, il lui faudra avoir recours à de nouvelles taxes pour couvrir les écarts budjétaires, en outre de celles qui ont êté impo-

sées en 1892, et dont le poids ge fait lourdement sentir sur les contribuables.

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