‹ La situation financière de la province [microforme] (volume 2)Chapitre 14 sur 17 · ETAT DES DEPENSES SPECIA- LES · texte numérisé non relu

ETAT DES DEPENSES SPECIA- LES

Dépenses spéciales de 1888 à 1491

Suivant l’état No. 1 préparé par l’assistant Trésorier de la Province et faisant partie du discours

Total de 1888 à 1892..83,085,183.41 À-déduire de ce montant sur le coût du Palais Législatif et de la Cour de Justice à Québec, oblious de nos pré-

ecesseurs 81.012,763.82

Règlement de laquestion des biens des Jésuites, voté par la Chambre à l’unani-

Balance pour travaux

publics dont nous

assumons la res-

ponsabilité $1,622,419.59

Les chiffres que représente ce dernier tableau indiquent que les M em spéciales de 1888 à 1892 s'élèvent à la somme de 83,035, - 183.41 dont $1,012,763.82 pour le au de nos adversaires, laissant $2,022,419.59 de dépenses faites par le gouvernement Mercier. De ce montant, cependant, il faut tenir compte des $#400,000.00 pour le règlement des biens des Jésuites dont les conservateurs sont con- Jointement responsables avec leurs adversaires, vu qu’ils ont donné leur asseutiment au règlement de cette question. Déduction faite de cet item, la somme dépensée pour

des travaux publics sous le gouvernement Mercier se réauit à $1,622,419.59.

En parcourant les comptes publics, on peut se rendre facilement compte de l’emploi de cette somme représentant destravaux dont l’utilité et l’importance ne sauraient être contestées.

Voici quels sont les principaux items qui paraissent sous la rubrique des dépenses spéciales:

Ponts en fer $8400,000.

Codification des lois $107,999.40.

Dépensé sur le Palais de Justice à Montréal de 1888 à 1892, $413.- 742.72.

Achat de semence $50,000.

Ecoles du soir $109,737.45.

Réparation de l'Ecole Normale McGill, Montréal, 867,000.

Cheminsde colonisation $50,000.

Ecole Normale Jacques-Cartier, Montréal, $190,000, et réparations aux Cours de Justiceetaux prisons de la Province, réparations dont l'étendue et l'importance peuvent se vérifier par les comptes publics, il y a aussi de nombreuses allocations à l’œuvre des écoles, des couvents, des collèges et des institutions de bienfaisance.

On peut, par cette énumération, constater l'utilité et l'importance des travaux qui ont été faits sous le gouvernement Mercier et s8’a-

ercevuir que cette dépense a été om d'être infructueuse pour la Province.

Il est facile de voir, qu'avec une somme relativement minime, mise en regard des œuvres accomplies, notre politique sous ce chapitre a largement contribué au développement de nos ressources et au bienêtre général.

Qu'on veuille se rappeler que dans la plupart des cas le gouvernement actuel votait en détail pour ces items, mais les condamnait en bloc une fois la dépense faite. Le gouvernement du jour, il est vrai, n'a fait relativement aucuns travaux, mais néanmoins a augmenté la dette depuis 1593 de 81,570,389.-

96 par ses malheureuses transactions financières qui ont servi tout au plus à enrichir les banquiers et leurs amis, sans bénéfice aucun pour la Province.

Si, par esprit d'économie. il s’est engagé dans aucune nouvelle entreprise, d’un autre côté, par son imprévoyante politique financière, il a fait perdre à la Province un montant équivalant à celui qui a été dépensé par le gouvernement Mercier à titre de RE spéciales.

Le Trésorier peut se vanter de son gouvernement d'économies si cela lui est agréable, mais il ne persuadera personne que grossir la dette sérieusement sans résukiat pratique soit de bonne politique.

On nous accusait d’imprévoyance et on nous taxait d'extravagance, mais ce gouvernement qu'on condamnait a dépensé au moins pour des travaux publics qui ont profité à la Province, tandis que le gouvernement actuel touten prêchant l’économie a fait perdre par ses malheureuses négociations financières au delà de $1,500,000.

En résumé, nous avons fait des travaux utiles pour au-delà d’un million et demi et nous avons augmenté la dette flottante d’autant, tandis qu'eux ont augmenté la dette d’un même montant, mais au lieu de profiter à la Province, cette augmentation n'a servi qu’à enrichir des banquiers et leurs amis.

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