‹ La situation financière de la province [microforme] (volume 2)Chapitre 2 sur 17 · DETTE PUBLIQUE, SON OR · texte numérisé non relu

DETTE PUBLIQUE, SON OR

GINE, SON ETENDUE.

Au 30 juin 1894, la dette totale

de la Province, suivant l’état off-.

ciel du département du Trésor était de............ $32,473,392.82

Sur cette dette totale, il a été payé de 1874 à 1895 pour subventions aux chemins de fer une somme de . .. . $10,247,216 10 Coût du chemin de fer du Nord$13,947,341 05 en remboursement gur le compte de la construction et pour matériaux vendus. 437,088 96 ———— 13,510,252 09 FObAL.. nt ser $23,757,468 19 Ajoutez à cette somme la alance des subsides acvordés, non encore payés, au 30 juin 1895, et qui forme pure de la dette totale :

oir actif et passif du discours sur le budjer le 26 novembre 1895............. 1,052,926 25

On arrive à une somme de. .824,810,394 #4 affectée aux chemins de fer.

Etablissons maintenant quelle est la part de responsabilité de nos adversaires, relativement à cette même politique de chemins de fer, Le montant attribuable à leur politique s'élève à....#19,279,962 57 Si l’on ajoute à

cette somme c les; subsides

de 1888 votés unanimement, s0it....

Les subventions de 1890, votées par la Chambre par

une grande majorité... 4,400,320 00 7,526,952 00 Moins subventions périmées......... 1,996,520 13 ———— 5,540,481 87 $24,810,394 44

montant attribuable à la politiue de chemin de fer sur une ette totale de $32,473,392.82 au 80 juin 1894, laissant une balance de $7,662,998.38.

Ce tableau démontre que la majeure partie de notre dette a été contractée pour favoriser la construction de chemins de fer.

La balance est de peu d’importance et nous aurait causé aucun inconvénient au point de vue financier, car nos ressources auraient suffi amplement pour rencontrer les services des irtérêts sur le montant dépensé pour les travaux publics de 1875 à 1892, mais il n’en est pas ainsi, quant à la politique des chemins de fer, car elle a eu pour effet de créer en

pe d'années une dette de 25,000,000.

Pour rencontrer les sommes

payées pendant la construction du chemin de fer du Nord et les subventions accordées, il a fallu avoir recours à des emprunts considérables, et il est constamment arrivé que nos ressources annuelles n'aient pas été suffisantes pour couvrir les intérêts sur une dette créée pour subvenir à ces engagements.

Aussi depuis 1875 les déficits se sont répétés. Cette politique est donc la cause principale de nos difficultés financières et de l’accumulation d’une dette de #25,000,- 000 pour cette fin représentant un service d'intérêt d’un million.

J] est vrai que lu Province a fait de grands srcrifices pour cette po-

FRAC EEE

litique, mais il faut admettre qu'elle était indispensable, car, sans l’aide du gouvernement fédéral et provincial, je ne crois pas que les compagnies eussent trouvé le capital requis pour mener à bonne fin d'aussi vastes entreprises.

Or, sans un système de voies ferrées que ‘erait devenue notre rovince ? elle aurait été dans un isolement complet comparée aux autres provinces ; les avantages qui devaient en résulter eurent été retardés indéfiniment.

Tout en étant favorable à cette politique, je ne suis pas cependant disposé à ce que nos adversaires et le gouvernement actuel se déchargent sur les épaules du gouvernement Mercier d’une responsabilité dont ils doivent assumer la plus large part, comme je me propose de l'indiquer dans les lignes suivantes.

Ainsi sur un total de $24,810,.- 394.44 ils sont seuls responsables pour $19,779,962.57. Sous le tons Mercier, en déduisant les subventions périmées, il a été accordé une somme de $5,500,431.87 de nouvelles subventions,dont environ $2,250,000.00 ont été votées à l’unanimité par la Chambre.

Nous restons vraiment responsables, pour une somme de $3,- 250,000, chifires ronds, votée par la Chambre par une grande majorité. Or, je suis convaincu

ue personne le moindrement au ait de la question, ne saurait nous accuser d'avoir ruiné la Province en accordant une somme dont l'emploi devait être d’une grande utilité et que la politique antérieure avait rendu nécessaire. Je crois inutile de soumettre de nouveau des arguments et des chiffres dont je me suis déjà servi dans d’autres occasions, pour prouver la vérité de mes assertions.

Nos adversaires voulant tenir dans l'ombre leur politique antérieure, ont intérêt à faire croire au public que nous sommes respon-

, mure mt

sables pour le total de la dette et.

ne se gênent pas de nous faire porter une responsabilité dont la majeure partie doit leur être attribuée.

Au lieu d'avouer franchement et loyalement pour quelle fin notre dette a été contractée, ils nous accusent au contraire comme si nous étions responsables pour la totalité de ces obligations.

Il ne faut pas oublier, non plus, que cette politique nous était imposée, car 1l fallait de toute nécessité venir en aide à des compagnies que le gouvernement avait fait naître par ses subventions, et dont les voies seraient restées infructueuses pour la Province si elles n’eussent pas été achevées faute de légers secours. Il failait donc que notre systime de voies ferrées

fut complété afin que les sacrifices :

que la Province s'était imposée ne restassent pas improductifs.

Ainsi, M. l’Orateur, je crois avoir démontré clairement toute la responsabilité qui se rattache à notre administration au sujet de cette politique dont le montant forme plus des trois quarts de nos obligations, et que sur la dttte contractée pour cette fin on peut, tout au plus, mettre sur notre compte une somme de trois ou quatre millions.

Je suis certain qu’en présence de ce fait, la chambre et le pays comprendront facilement que ce n’est pas, suivant les prétentions de nos adversaires, le montant des subventions accordées par le gouvernement Mercier qui aient pu bouleverser notre état financier.

Sur une dette totale de 832,473,-

392.82, au 30 juin 1894, il y a donc 824,810,394.44 affectés à la politique des chemins de fer, laissant une balance de $7,662,998.38 qu'il s’agit d'expliquer.

À part de cette politique, le gouvernement conservateur s'était lancé dans de grandes entreprises, telles que le Palais législatif,

la Cour de Justice à Québec,

et avait promis des amélirations

au Palais de Justice à Montréal.

Ces travaux étaient en voie de

construction lorsque le gouverne-

ment Mercier est arrivé au pou-

voir,travaux qui ont été continués,

parachevés et payés sous le régime de ce dernier. Il est inutile de dire que le coût de ces travaux a contribué à grever notre budget.

Nos adversaires se sont servis du fait de ces déboursés pour nous accuser d’extravagances dont ils étaient responsables, n'ayant pas même la Ayant de faire une telle admission, bien qu’ils sussent que ces mêmes dépenses étaient en vertu de contrats préexistants, et.

que ces obligations nous ayant été imposées, il fallait de toute nécessité les remplir.

L'hôtel du parlement,.le coût decet édifice est de 8987,250.43 ; la, Cour de Justice de Québec, 8955, - 249.18. Le total pour ces deux édifices est donc de $1,942,849.40.

Les dépenses spéciales de 1888 à.

1891, suivant état No. 1, préparé par le département du Trésor, et annexé au diseours sur le bubjet.

du 20 mai 1892, est

Gina ,.. + 82,484,141.53.

Dépenses spéciales

ont nous sommes responsables et pa-

yées en 1892... 551,041,88:

Total des dépenses

gpéciales..…........…... $3,035,183.41 Ces deux sommes ré-

unies forment un

total de .............…. $4,978,032,81 Mais de ce montant il

faut déduire 1,012, -

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