dont la som
me se trouve déjà
comprise dans le
coût des deux bâ-
tises. La balance $3,965,268.99
Tel est le montant dépensé sur travaux publics de 1875 à 1892.
—— Coue
Ainsi sur cette balance de $7,- 662,998.38, il y a $83,965,268.99 qui sont pour des travaux publics dont une large part doit être mise sur le compte de 108 adversaires,et les déficits de 1875 à 1591,entre les recettes et les dépenses ordinaires qui s'élèvent à $3,830,131.27 dont $3,- 301,558.57 attribuables à nos prédécesseurs et $528,572.70 à celui du gouvernemen Mercier.
Par les chiffres que je viens de soumettre, l’on voit que nos adversaires et le gouvernement du jour n’agissent pas avec loyauté en s’obstinant à représenter faussement à la Chambre et aux électeurs notre vraie responsabilité à l'égard de cette partie de la dette pos Ainsi qu’il appert par es chiffres que j'ai soumis, ils sont eux-mêmes responsables pour plus de la moitié du total des dépenses encourues par les déficits et les travaux publics. Il ressort de ces états que nos advérsaires sont réellement responsables pour plus des trois quarts de la totalité de la dette publique. Ce sont ces mêmes hommes, cependant, qui nous taxent d'extravagance et d’imprévoyance.
Dans l'opposition et sur les tribunes populaires, ils se sont servis de chiffres erronés et des états exagérés avec le dessein bien arrêté de nuire à des adversaires, faire oublier leur politique néfaste, et se faire passer pour des hommes immaculés. Ceshonvrables messieurs, emportés par le zèle de nouveaux convertis, se croient justifiables de mettre le fardeau de la dette sur nos chants prétendant ne plus se rappeler l’extravagance de leur politique passée et oubliant dans toutes les occasions d'assumer leur part de responsabilité.
On déclarait non seulement à la
. Chambre, mais même dans les
assemblées publiques, que nous avions accumulé une dette flottante pendant notre régime d’au-delà de douze millions, mais ils n'avaient
ni la franchise ni la loyauté d’admettre que sur les douze millions il y avait pour plusd’un tiers dont ils auraient dû reconnaître la paternité.
La persistance avec laquelle ils continuent à nous accuser injustement sur notre gestion des affaires publiques, quoique ces assertions aient été maintes fois contredites dans cetteChambre, m'a déterminé de bien définir de nouveau l’origine, l'étendue de notre dette publique et les fins pour lesquelles elle a été contractée,tout en établissant aussi clairement que possible la vraie responsabilité de chacun.
1 ne me reste plus maintenant qu'à passer en revue le rapport budjétaire que vient de nous soumettre l'honorable premier ministre.
En étudiant la politique financière du gcavernement, 1l est nécessaire de se bien rendre compte de son programme.et de sès promesses.
Il faut se rappeler que le gouvern:ment actuel s’engageait de .
ne plus avoir recours aux emprunts, soit temporaires ou permanents. Ilest donc important de vérifier ces faits, car il ne faut pas oublier que le gouvernement a obtenu la confiance des électeurs en faisant miroiter à leurs yeux tout un programme d’une nature des plus attrayantes, au moyen
‘duquel ils se faisaient fort de régé-
nérer la situation.
Il ne s’agit pas dans le moment de faire le procès du gouvernement Mercier, mais d'examiner sérieusement si le gouvernement a bien FRE la tâche qu’il s'était imposée.
Par son rogramme, il s’engageait d'établir l'équilibre dans les
finances en faisant cesser les déficits, en réduisant les dépenses eontrôlables et en diminuant la dette publique.
Toutes ces importantes réformes devaient s’opérer par un système
d'économies et de retranchements, sans avoir recours à de nouvelles taxes : les ressources ordinaires de la Province devant suffire pour mener à bonne fin su merveilleuse politique.