ETAT DES DÉPENSES ORDINAIRES
Pour 1893 Dépenses ordinaires desire nteeeisl $ 3,952,258 75 1894 " Nana S ra ANAR sn Te 8,876,990 83 1895 # M etat e ae tE dS UN tes EU 4,048,228 43 1896 se EL Cd Ven dense er eN 4,041,221 66 1897 Suivant estimation du trésorier... . 4,171,997 38
1898 Estimé des dépenses ordipaires, tel que donné par
le budget................…. 4,042,900 42 Il faut ajouter à ce moment,mandats spéciaux et estimés supplémen-
D 150,000 00 h Frais de perception sur taxes, licen- re :
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Ajoutez au service d’intérêt un mon- + = tant pour rencontrer l’augmentation de la dette qui va être grévée par les nouvelles dépenses de sap: ‘ique de chemins de
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La moyenne de la dépense ordinaire sous le régime Mercier est de $3,721,461.10 par année, tandis que la moyeune par année sous le régime actuel est de #$4,064.766.24, la différence est donc de $848,- 805.14 en plus. Ainsi il est facile de constater l’augmentation et la marche ascendante de la dépense ordinaire sous le régime actuel.
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Cependant en face das chiffres puisés dans les documents officiels: voir les comptes publics de 1893 à 1896, et le budget pl nb par le trésorier pour les années fiscales de 1897 à 1898 e gouvernement actuel n’en continue pas moins à crier sur ce chapttre contre l’extravagance de ses prédécesseurs et à chanter ses louanges au sujet de sa merveilleuse administration financière.
Il est évident qu'avec des recettes réduites, une dépense plus considérable, on ne doit s’attendre à aucun autre résultat que celui que j'ai signalé dans le tableau ci-dessus. Ce tableau quant aux chiffres, s'explique de lui-même et indique que le total des dépenses ordinaires est rendu à un chiffre qui n’a j:mais été atteint par les prédécesseurs du gouvernement actuel.
Quelle conclusion faut-il tire: du budget de 1897 et 1898 ?
Il est évident que l’ère der, déficits se présente plus menaçante que jamais, et, Le le premier ministre se croit justifiable d’enlever une somme additionnelle de deux cent mille piastres environ, taxes prélevées sur les mutations de propriété, il est certain que le gouvernement est bien moins en état aujourd’hui d’enlever ces taxes qu’il ne l'était lorsqu'il les a imposées.
Jamais il ne les eût fair disparaître s’il n’eût craint aux élections générales prochaines, l’hostilité d’une importante et nombreuse classe d’électeurs sur laquelle ellee pesaient lourdement.
A en juger par la situation financière actuelle et la marche ascendante des dépenses, le gouvernement actuel, s’il revient au pouvoir, sera obligé d’avoir recours à un nouveau système d’impots pour couvrir les écarts budgétaires et pour remplacer ceies qu’il se propose d’enlever, et dont le poids s’“st fait lourdement sentir sur les contribuables, car il ne faut pas oublier que le gouvernement, au lieu de restreindre le chiffre de la dépense à celui de la recette, se propose de diminuer ses ressources, d'augmenter ses dépenses et d’aggraver la situation par une politique qui va grossir la dette considérablement, l’obligeant à pourvoir à un chiffre d’intérêt additionnel.
On voit, par ces chiffres, quel est le résultat de leur politique financière. Tout en n’ayant rien fait, relativement, en travaux publics, et rien accordé en subventions aux compagnies de chemins de fer, le gouvernement a néanmoins réussi à absorber $1,944,000, per- Gues par les nouvelles taxes, et un surcroit de revenu de $891,000, soit en chiffres ronds, un montant d’au delà de $2,800,000 qui a été absorbé par une partie de leurs propres obligations et sans compter ce ui a été ajouté î la dette dont le chiffre représente un montant considérable. Voilà ce qu’ils appellent de l’économie sous leur régima.
Un gouvernement intelligent et entendu dans les finances aurait utilisé ce montant de $2,800,000 pour diminuer le passif de la province d'autant, ce qui aurait libéré le service d’intérêts d’une somme de #112,000 par année, faisant une énorme différence pour le budget.
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On aurait pu alors dire que le gouvernement avait accompli une tâche qui méritait quelques éloges, mais malheureusement, par son incurie et son ineptie, ces sommes additionnelles n’ont servi qu’à couvrir une partie de ses propres extravagances.
Le gouvernement peut se vanter de sa politique d'économie, si cela lui est agréuble, mais il ne persuadera personne que, grossir la dette sans résultat pratique, soit de bonne politique.
Si, par esprit d'économie, il ne s’est engagé dans aucune nouvelle entreprise, d’un autre côté, par son imprévoyante politique financière, il a fait perdre des sommes considérables.
Comme résumé, la situation financière est sérieusement aggravée au lieu d'être améliorée.
Les dépenses ordinaires suivent une marche ascendante hors de proportion avec les recettes,
L'ère des déficits nous apparait plus menaçante que jamais : la dette est augmentée et nous avons un autre emprunt en perspective que va rendre nécessaire la politique que le gouvernement actuel se propose d’inaugurer. Tel pas bilan de la situation financière.