- © ASSISTANCE PUBLIQUE
Le rôle du médecin est considérable dans l'assistance
publique; aussi va-t-il nous falloir donner un aperçu général
des différents services dans lesquels il exercera son activité.
L'assistance est un devoir de solidarité sociale dont l'Etat a fini par reconnaitre l'obligation. Il est inutile d’insister sur la nécessité pour un pays civilisé de venir en aide à ceux qui ne peuvent pas subvenir à leurs besoins.
Différentes catégories d'individus sont dans ce cas : les indigents, les fous, les enfants abandonnés ou en bas âge et les vieillards (1). Différents services ont donc été organisés
pour les secourir. Les plus importants sont ceux qui assurent
lessoins médicaux aux indigents: l'assistance médicale hospi-
talière et l'assistance médicale àdomicile. Rentrentégalement dans l’organisation de l'assistance publique, les différents services d’aliénés, de protection des enfants du premier âge, des enfants assistés et de l'assistance aux vieillards.
La charge de ces services d'assistance incombe aux départements et aux communes. L'Etat n’a qu'un rôle restreint. Il se borne le plus souvent à verser des subventions. Quel-
ques établissements : les Quinze-Vingts, l'asile d’aliénés de
Charenton, les asiles de Vincennes et du Vésinet, quatre ins-
titutiôns nationales de sourds-muets ou aveugles, dépen-
dent seulement de lui. Hors ces cas, l'Etat n’a en matière d'assistance qu'une mission de tutelle et de contrôle.
(1) Pour ces derniers ce n’est que depuis le 1t* janvier 1907 qu'est appliquée la loi qui leur reconnaît le droit à l'assistance. < 4
TDR
Il existe notamment au ministère de l’intérieur une DrREc- TION DE L'ASSISTANCE ET DE L'HYGIÈNE PUBLIQUES, dont le rôle principal est de préparer le travail législatif en matière d’assistance et d'hygiène et d’en surveiller l’exécution.
Le ConsEIL SUPÉRIEUR DE L'ASSISTANCE PUBLIQUE aide à cette tâche sil est composé de 17 membres de droit, et de 10 sénateurs, 12 députés et 35 personnes compétentes nommés par décret.
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C'est donc vers les services départementaux et communaux que notre attention va nécessairement se porter.
Le législateur a pensé que les services communaux pourraient permettre de venir en aide aux indigents proprement dits plus facilement et en meilleure connaissance de cause que si c'était le département qui organisait les secours. C’est cette idée qui a guidé dans la répartition du travail entre ces deux personnalités morales : commune et département.
A la commune, les indigents : organisation des bureaux de bienfaisance, assistance médicale à domicile, assistance médicale hospitalière.
Au département, l’assistance aux enfants, aux aliénés, etc.
Voilà les principes. Suivons-les dans l'application.
Faisons remarquer auparavant que l’ASSISTANCE PUBLIQUE A Paris a une organisation spéciale, distincte de l’organisation générale de l’assistance en France. Qu'il nous suflise d’indiquer à ce sujet que la loi du 10 janvier 1849, acrééàla tête dece service un directeurde l'assistance publique, seul responsable, placé sous l'autorité du préfet de la Seine et du Ministre de l’intérieur, sous la surveillance d’un Conseil spécial, appelé Conseil de surveillance de l’assistance publique, et sous le contrôle du Conseil municipal. Le directeur administre tous les services, hospitaliers, des secours à domicile, des enfants assistés et des aliénés. Il représente les pauvres en justice.