INTRODUCTION
* Au sortir de la Faculté, le médecin qui a conquis son
diplôme de docteur a pu acquérir des connaissances géné-
rales suffisantes pour l'exercice de son art. Les cours, l'ex-
périence qu'il a puisée dans les services d’hôpitaux aux-
quels il a été fort assidu ont fait de lui, non un savant, mais un praticien capable de rendre les plus grands services aux |
malades auxquels il va prodiguer ses soins, pour lesquels il va dépenser toute son énergie.
Ge n’est point qu'il n’y ait de ci de là quelque ombre à
ce tableau : l’enseignement universitaire lui-même n’est
point parfait, et quelques réformes sont nécessaires pour
lui donner plus encore le caractère vraiment pratique dont il a tendance trop souvent à se départir.
. En somme, il est peu ou point de lacunes dans la capa= cité scientifique du médecin. Tout a été mis en œuvre pour la développer.
Malheureusement, et par contre, le médecin n’est point armé lui-même contre les difficultés de l’existence:les réa-
lités pratiques vont le trouver sans défense. Il ignore tout
des lois, des règlements auxquels il est obligé d’obéir; et cependant la pénétration réciproque des différentes ee sions, la complexité chaque jour croissante des intérêts éco-
nomiques font que de plus en plus il est obligé de tenir
compte de nombreuses mesures législatives qui souvent viennent paralyser son initiative, mais dont la connaissance s'impose s’il ne veut pas s’exposer à de graves mécomptes.
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On peut dire que depuis la Faculté où les programmes sont élaborés par le pouvoir exécutif, nous ne faisons que rencontrer à chaque pas un texte nouveau.
Sans entrer dans un examen trop minutieux de ces docu-
ments, sans surtout suivre de trop près les tribunaux dans
leur jurisprudence, c’est surtout l'esprit de cette législation
que nous tendrons à dégager du point de vue médical. Notre étude doit indiquer quelle est au milieu.de toute cette réglementation la situation matérielle du médecin de
nos jours. Pour cela, nous nous appesantirons, dans la mesure du possible, sur les obligations qu'imposent aux médecins :
leurs différentes fonctions officielles et sur la rémunération
qu'ils en tirent.
Synthétiser ces diverses questions en les groupant, les étu-
dier au point de vue professionnel, établir en un mot le cadre
de la médecine professionnelle en en précisant certains
£ points, tel a tte notre but.
D’aucuns nous trouveront un peu hardi d’avoir entrepris un sujet aussi vaste, mais ce travail, tel que nous le concevons, ne nous semble avoir d'utilité qu'autant qu’il est traité
avec tout le développement qu’il comporte.
IL fallait examiner la réglementation de la médecine telle
; + € . . ve ÿ qu’elle résulte de la loi de 1892, puis suivre les différentes
fonctions que réservent au médecin des lois spéciales sur
. . CE . - 4 Passislance publique, lhygiène, les accidents du travail, elc.., pour pouvoir déterminer la répercussion de ces lois
sur la situation matérielle du médecin, et montrer la com-
plexité de son rôle dans notre société. *X CE Examinons, pour commencer, les lois qui, sans objet spécial, concernent Pexercice de la médecine dans son ensemble.