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pouvait étre adressée au Ministère du commerce, que par la voie des Syndicats médicaux, ou des groupements ouvriers ou patronaux, le médecin isolé n’existant pas pour le ministre. Si la réclamation était reconnue fondée, le prix de la visite fixé par le tarif devait redevenir le même que l’ancien sans toutefois dépasser 2? fr. 50.
j Les tarifs ont done été revisés dans ces conditions. La 1. Arès grande majorité des réclamations avait était faite d'accord Ù entre les médecins, les assureurs et l'administration. Pour les réclamations de ce genre, l'arrêté a fixé sans discussion le prix de 2 francs par visite.
En ce qui concerne les localités où les résultats de l’enquête paraissaient discordants, l’arrêté les désigne nominativement, mais en bornant son énumération aux noms des
communes où réside le médecin demandeur, le même prix s'appliquant aux communes qu'il visite avec l’indemnité
| kilométrique en plus, suivant la distance.
%, Il y a lieu d’attirer l'attention sur la facon dont est établi le prix de la visite : on subordonnele prix de la visite au chiffre de la population. C’est une conception vraiment bizarre, et aussi inexplicable qu’injuste. Est-ce que la commission qui a présidé à l'élaboration des tarifs s’est figurée qu’on devait établir une différence entre les qualités professionnelles du médecin de campagne et du médecin de ville? Nous ne pensons pas qu’elle aurait commis cette erreur fantastique de vouloir diviser les médecins en deux classes selon qu'ils sont établis à la campagne ou à la ville, et de croire que ceux-ci doivent toucher des honoraires supérieurs à ceux-là. Le diplôme de docteur n’établit-il pas une égalité absolue entre tous ceux qui en sont possesseurs? Le docteur en médecme lorsqu'il sort de la Faculté n’a-t-il pas le droit de s'établir aussi bien à la ville qu’à la campagne? | Que l’on ne vienne pas nous objecter non plus que cette différence de traitement est logique parce que l’on doit tenir compte de la différence dans le coût de la vie journalière, tout se payant plus cher à la ville qu'à la campagne.
C’est en tout cas une facon bien maladroite d'engager les jeunes médecins à quitter les centres où ils affluent, pour habiter les campagnes où ils font défaut.
D'autre part, le traitement des blessés présente-t-il plus de diflicultés à la ville qu’à la campagne? C’est juste le contraire qui se produit en réalité. Pour procéder à une opération, par exemple, il n’est pas douteux que le médecin de campagne a moins de facilités et plus de frais pour se procurer les instruments nécessaires et les faire stériliser que le médecin de ville; et cependant il doit avoir la même somme de connaissances scientifiques pour mener à bien cette opération. Pourquoi donc le prix des opérations varie-t-il suivant le chiffre de la population? Nous avouons ne pas comprendre et nous espérons que les médecins obtiendront entière satisfaction sur ce point, en voyant disparaitre du prochain tarif officiel cette inégalité injustifiable que l’on a introduite parmi eux.
Revenons aux indications données par le tarif.
Le prix de la consultation (1) au cabinet du médecin est inférieur de 50 centimes au prix de la visite. Ainsi, dans les pays où le prix de la visite est de2 fr. 50, la consultation ne sera payée que 2 francs; dans un autre où le prix de la visite est de 1 fr. 50, la consultation ne sera payée qu’un france. HE
Pour un pansement fait au cours de la première visite ou consultation, le prix de ces dernières est doublé. Mais pour les pansements faits au cours des visites ou consultations suivantes, le prix du pansement est compris dans celles-ci sans que le médecin ait droit à un supplément d'honoraires (2).
Le prix de la visite est doublé, lorsqu'elle doit avoir lieu * à heure fixe dans le cas spécial ou le médecin, désigné par le patron pour le renseigner sur l’état de la victime, doit se rencontrer hebdomadairement auprès du blessé avec le médecin traitant (3).
(1) Article 2 du tarif.
(2) Article 3 du tarif.
(3) Article & du tarif.
Le prix dé la visite est triple lorsqu'elle a lieu entre 9 heures du soir et 6 heures du matin dans les cas graves et pressants (1). ’
Lorsque la visite doit être suivie d’une surveillance prolongée dans l'éventualité de complications menaçant la vie, chaque demi-heure de surveillance équivaut x une visite en
. . (l . . o:e r * à plus dans la limite d’un maximum dé cinq visites (2).
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