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ne à la charge du sociétaire; s'ils étaient inférieurs, le sociétaire en bénéficierait au gontraire. Aiusi disparaîitraient les abus causés par les visites médicales trop fréquentes et Les médicaments trop coûteux, puisque le malade aurait intérêt direct à ce que ces dépenses ne soient pas trop élevées.
Mais cette indemnité né saurait être uniforme pour toutes les maladies, les unes étant bénignes et nécessitant peu de frais médicaux, les autres plus sérieuses exigeant des médi- | caments plus chers et des visites plus nombreuses. On ne pourrait donc fixer à une somme invariable l'indemnité de maladie, mais on devrait admettre Le principe de l'indemnité variable selon la maladie. Il faudrait donc donner à chaque
malade : 1° une allocation de secours de 1 franc égale pour tous et pour toutes les maladies; 2° une indemnité médicopharmaceutique variable. L'ensemble formerait l'indemnité secours-maladie variable.
Le principe de l'indemnité variable selon la gravité de la maladie est d’ailleurs forcément appliqué dans la pratique actuelle: il est évident que quand deux sociétaires sont malades pendant quinze jours, l’un étant atteint de bronchite qui a nécessité 5 visites et 10 francs de médicaments, l’autre de fièvre typhoïde qui a nécessité 12 visites et 30 francs de médicaments, la société a bien payé pour chacun d'eux deux sommes différentes. Ainsi ceux qui prétendent que tous les sociétaires doivent toucher une indemnité uniforme parce qu'ils versent une cotisation uniforme sont dans l'erreur. Le système proposé ne compromettrait donc en rien l'équilibre financier de la Société puisque les charges resteraient les mêmes. Il existe déjà dans quelques sociétés ;
il est appliqué en particulier dans les sociétés de mutualité scolaire qui n’ont pas de service médico-pharmaceutique, et la situation financière de ces sociétés est bien meilleure que celle des sociétés d'adultes.
Rien ne serait plus facile, pour calculer le taux de Pindem-
: nité variable selon la maladie, que de classer les maladies, ainsi que l’a proposé M. le D'Diverneresse, d’après l’impor-
tance des dépenses qu'elles entrainent. Sans chercher à faire une classification irréprochable, on pourrait donc diviser les maladies en quatre classes : 1° suraiguës; 2° aiguës: 3° subaiguës; 4° chroniques ou indispositions permettant le travail.
Ceci posé, pour empêcher le sociétaire d'employer cette
indemnité à tout autre usage qu'à payer son médecin ou
son pharmacien, chaque semaine, au moment de verser au malade son indemnité, le trésorier de la Société retiendrait
la somme nécessaire pour payer les frais des médicaments et les visites qui seraient inscrits sur une feuille spéciale,
par le médecin et par le pharmacien. Puis comme la Société, en garantissant ainsi leur créance à ces derniers, leur rendrait un service qu'il serait juste de reconnaître, elle aurait droit à la remise que les médecins font habituellement à leurs receveurs et prélèverait 5 à 10 % sur les notes.
Les Sociétés auraient en outre la faculté d'exercer un contrôle sur la marche et la durée de la maladie, ainsi que le font les Sociétés d’assurances-accidents à qui ce droit a été reconnu par la loi de 1905 (1). On éviterait ainsi les abus qui pourraient se produire si les sociétaires s’adressaient au médecin qui les déclarerait le plus longtemps malades de facon à toucher le plus d’indemnités journalières.
Le seul inconvénient que l’on pourrait craindre, ce serait
que certains individus ne soient tentés d'économiser, au détriment de leur santé, sur leur indemnité de maladie. L'autorité morale du médecin sur son malade aurait vite fait de réprimer ces abus qui procéderaient d’un intérêt mal
compris.
3 Exclusion des sociétaires aisés ou riches. — Ce système, du même coup, ferait disparaître la troisième cause de réclamations des médecins, qui est la présence dans les Sociétés à titre de participants de personnes aisées qui devraient être plutôt membres honoraires. Celles-ci toucheraient la même indemnité de maladie que leurs co-
(1) Au paragraphe 5 de l’article 4.
sociétaires; mais ke médecin qu'elles auraient choisi leur demanderait les honoraires qu'il jugerait en rapport avec leur situation sociale, sans que la Société füt engagée. C'est que la mutualité s'étend peu à peu à toutes les 2. classes de la société et diminue du même coup la clientèle . payante du médecin. Les membrès de la mutualité sont recrutés, sans aucun scrupule, dans tous les milieux; les rentiers, les propriétaires, les fonctionnaires figurent maintenant sur les listes de la Société, à côté des ouvriers et des paysans. Pourvu qu'on verse une cotisation, on est admis à : participer aux avantages que les promoteurs du mouvement ue offrent à tous les adhérents.
Les médecins réclament avec énergie l’exclusion pour le : présent des sociétaires aisés ou riches, et leur non admission pour Pavenir. Mais on leur a fait remarquer qu'il n'y a pas de critérium sûr de la richesse et de la pauvreté, que l’on rencontre une grande difficulté à estimer la véritable situation de fortune des personnes qui sollicitent leur admission dans une Société de secours mutuels, et que, quand même, on ne peut chasser de la Société un mutualiste qui s’est élevé se par son travail et ses habitudes d’ordre et d'épargne.
” Cette question de a sélection des membres participants, qui était restée la pierre d’achoppement et a fait échouer toutes les tentatives d'entente et de conciliation entre la mutualité et le corps médical pourrait étre heureusement résolue au moyen de l'indemnité secours-maladie variable, qui supprimerait ces difficultés.
L’entente médico-mutualiste. — L’entente entre médecins Pit et mutualistes ne devrait pas tarder à se faire, si.on en Juge par les louables efforts qui ont été faits dans ce sens. Une commission médieo-mutualiste composée de membres de l'Union des syndicats médicaux de France et de la Fédération nationale de la mutualité s ‘est réunie le 20 mai 1906, sur l'initiative du Conseil supérieur de la mutualité et de
M. Mabilleau en particulier. Après avoir tenu trois réunions
es
au siège de l'Union des syndicats médicaux de France, sous la présidence de M. Loubet sans résultat appréciable, cette :
commission s est ajournée jusqu’à la clôture d'une enquête dans laquelle on devait rechercher le nombre et {a situation
pécuniaire des Sociétés pratiquant le libre choix du méde-
cin. Mais il est'à craindre que cette enquête, malgré le nombre et la situation florissante des Sociétés qui se trouvent dans ce cas, ne soit pas conduite avec l’impartialité nécessaire et qu'elle ne donne pas les résultats attendus.
D'autre part, on ne peut avoir autrement confiance dans d les résultats que l’on peut obtenir des réunions de ces sortes de commissions. Il y est dit de fort bonnes choses; on est prêten paroles à toutes les concessions età touteslésententes; finalement on se sépare sans avoir rien décidé, après avoir Ù
émis des vœux platoniques et sans que la question ait avancé
d'un pas. C'est le sort qui est échu en 1894 à une com-.
mission mixte, dont M. le sénateur Lourties, alors ministre
du commerce, était le président, et dont, après lecture d'in-
téressants rapports de M. le D' Savornin et de M. Puteaux, on na plus entendu parler.
De son côté l’Union des syndicats médicaux a émis Le vœu, dans son assemblée générale de novembre 1906,
que toutes les indications relatives aux rapports du corps médical et de la mutualité lui soient adressées de façon à constituer un dossier utile et instructif.
Il est à craindre que jusqu’au jour où les syndicats groupant la totalité des médecins de la région et n'ayant plus à redouter de défections pourront lutter eflicacement, on ne puisse guère agir avec les groupes mutualistes que par la persuasion en leur démontrant, preuves en main, que l’organisation de leurs services médicaux est mauvaise aussi bien pour leurs sociétaires que pour les médecins.
Car la solution du problème est entre les mains de nos syndicats. Le jour où ils seront assez heureux pour obtenir, comme leurs frères, les syndicats ouvriers, l'oreille des pouvoirs publics, un texte de loi pourra reconnaitre aux
w RU srluts MoFRASS n PA rs Fe ‘hs mutualistes à indiquer dans leurs statuts que leurs partici- kr: ; 5 pants auront la liberté de choisir leur médecin et leur = te : nor para kg 1 JO PAREPARTER la AS carga à sh
| ‘classe sociale dont le sociétaire fait partie. 08 Ya ne Satisfaction serait ainsi donnée aux desiderata des méde- ve 4 | ins. Et c’est là encore un de nos désirs les plus chers. re S
“or ‘ré éalisation est conforme au principe que nous défendons
* in pure choix du mation pèi le rs . Lan s'étonne
fie obnbent: encore à des titres More
nous venons de ARSPRErS nous avons cru nécessaire > de.