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la loi du 30 novembre 1892 sur l'exercice de la médecine qui ne s'était pas préoccupée de réglementerles études médi-
cales.
Cette réforme a soulevé de nombreuses critiques. Sontelles fondées? .
Pour les apprécier en toute connaissance de cause, il est
nécessaire de se faire une idée exacte de ce qu'est un médecin.
Ce qu'on cherche en lui, ce n’est pas la science profonde d’un professeur : point n’est besoin qu’il soit un vulgarisateur,
ILest, avant tout, homme d'action, Il faut donc lui permettre
de faire son éducation, professionnelle. Qu'il étudie, qu'il réfléchisse non sur des abstractions, sur des livres, mais sur
des faits, qu’il recherche les documents humains, qu’il voie
de nombreux malades (1).
C'est en s'inspirant de ces idées que:depuis 1902 le Concours médical avait entrepris une campagne pour la réforme des études médicales dans un sens pratique et utile.
Dans ce but, le 11 avril 1906, une délégation des groupe-
ments médicaux se rendait auprès du ministre de l’instruc-
tion publique pour obtenir de lui la constitution d’une commission de Réformes médicales.
Une première satisfaction sembla leur être donnée par le décret du 25 juillet 1906 instituant le certificat d'études médicales supérieures.
L'institution de ce certificat avait pour but (2) d'apporter
une amélioration dans le recrutement des agrégés. Avant
1887, le concours d'agrégation, qui a lieu tous les trois ans etconfère pour une période de 9 années seulement le titre et la place d’agrégés à ceux qui sont nommés, comprenait, comme épreuves d'admissibilité, une épreuve écrite sur une question d'anatomie et de physiologie, et une épreuve orale sur un sujet de pathologie. Le candidat, pour préparer ces questions, était enfermé dans un local où il n'avait à sa
ou ri Se D: Lereppe, Rapport sur la réforme des études médicales onc., 28 octobre 1906).
(2) Rapport du D' Bouchard précédant le décret.
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