‹ La Situation Matérielle Du MédecinChapitre 9 sur 98 · HAT P · texte numérisé non relu

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disposition ni livres, ni documents d'aucune sorte. Ainsi

concu, le concours assurait le recrutement de professeurs

érudits, capables de traiter, sans préparation spéciale, les sujets les plus difliciles, Mais ce tour de force exigeait un prodigieux effort de mémoire etempéchait le candidat, quel-

quefois pendant de longues années, de fournir un travail.

personnel, de faire œuvre originale.

Pour éviter cet écueil, on supprima l'épreuve écrite eton permit, pour la préparation de l'épreuve orale, la consultation

de certains ouvrages, Le résultat fut que le candidat n'ayant plus à s'occuper, au point de vue du concours, de l’histologie, de l’anatomie pathologique et de la physiologie, les délaissa,

Or,c’est pour exiger de lui des connaissances approfondies * sur sur ces matières qu’on imagina de les lui demander

dans un examen spécial qui témoignerait une fois pour toutes de ses connaissances générales et remplacerait les éprenves d'admissibilité.

Mais une crainte s’est manifestée immédiatement dans l'esprit de la plupart des médecins à l'annonce de cenouveau diplôme. Les Facultés de médecine n'allaient-elles pas faire

une généreuse distribution de ces diplômes supérieurs, et

n’allait-on pas ainsi constituer deux ordres de médecins, les

médecins supérieurs et les médecins inférieurs, et rétablir

ainsi de facon détournée l’ofliciat de santé ?

Cette crainte devenait plus vive encore, lorsqu'on lut dans

le rapport précédant le décret cette phrase : « Le certificat n’a pas pour unique sanction le droit de s'inscrire en vue du concours de l'agrégation. Il sera recherché, pensons-nous, par ceux qui, ne se sentant pas de propension ou d'aptitude à l'enseignement, mais ayant fait un effort sérieux pour s’instruire, estimeront qu'il n’est pas mal d’en pouvoir fournir la preuve.»

Et c'est pourquoi la création de ce diplôme supérieur produisit dans les milieux médicaux une grosse émotion et y souleva une non moins vive réprobation. Les représentants des groupements médicaux s'émurent, ét, dans une

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