‹ La situation provinciale [microforme]Chapitre 5 sur 5 · partie réalisé · texte numérisé non relu

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Que devons-nous penser de ces tenta- “ tives unionistes, nous qui voulons, avant “ tout autre intérêt, celui de notre sainte ‘“ religion ?

“ En thèse générale. nous devons penser “ que de pareilles unions ne sont nibonnes “ ni recommendables. Cela se déduit tout “ naturellement des principes posés jus- “qu'ici Le libéralisme, si modéré et si “ patelin qu’il se présente dans la forme, ‘* est par son essence en opposition directe “ et radicale avec le catholicisme. Les libé-

: # raux sont donc ennemis-nés des catholi-

“ ques, et ce n’est qu’accidentellement que ‘ fes uns et les autres peuvent avoir des ‘ intérêts véritablement communs ”.

Aux pages 169 et 170 il indique les conditions qui doivent être remplies pour que, dans un cas tout à fait exceptionnel, une alliance soit possible entre les partisans de l’école catholique et les libéraux modéres, et cela en vue de renverser les radi- Il ne parle pas d’une alliance entre des catholiques et des libéraux de toutes nuances pour renverser des conservateurs! Ceci est. tro fort et ne se présentait pas à son esprit. l faut, d’après lui, qu’il n’y ait aucune conciliation possible entre eux, que les catholiques ne renoncent pas à leur drapeau, qu’ils ne songent pas à faire une alliance de quelque durée. Leurs idées, leurs principes, d’après lui, sont trop opposés pour qu'ils puissent jamais s’unir d’une manière permanente et effective. Il ajoute une remarque : ‘L'on nous dira qu'il n’est pas bon d’être sel,” mais, dit-il, ** mieux vaut solitude que mauvaise compagnie.”

Ces paroles, messieurs, il me semble, doivent être méditées par ceux qui tiennent à affirmer leurs idées, leurs principes en pareille matière. ï is, me demandez-vous, où trouveronscg ède à cet état de choses, où le salut? Eh bien!.je le dire: le remède, le

trouverons-nous

at . v e religieuses, civiles et politiques, en un m:

RRQ, à a

mi

institutio:

18 le maintien de

dans la revendication des principes conservateurs, principes qui s'imposent d'autant lus à tout esprit observateur et ami de ’ordre que l’action dissolvante du gouvernement tend plus à produire l'anarchie dans les idées, à créer du mépris pour nos institutions existantes, et à répandre le désordre dans toutes nos affaires publiques.

Cela étant, il nous faut chercher à faire triompher ces principes par tous les moyens légitimes. Ces moyens sont l’agitation constitutionnelle et l’organisation.

L’agitation constitutionnelle est commen cée, elle se continue avec succès, l’organisation aussi; il faut les pousser activement et partout dans la province, il ne faut pas permettre à M. Mercier d’user des moyens dont il se sert et dont il veut encore se servir pour s'assurer une majorité aux élections générales, savoir : des moyens de:

corruption et de corruption effrénée. Il ne faut pas lui permettre de détourner l’actention de la provinee de la véritable question qui doit lui être soumise, de détourner l’attention des électeurs de tous les actes, abus de pouvoir et turpitudes du régime actuel, il faut que les électeurs.

soient mis à même de prononcer leur verdict sur la culpabilité du gouvernement actuel, il ne faut pas que les intérêts parti culiers l’emportent sur les intérêts généraux, il faut qu’il y ait une opinion saine de répandue dans la province de Québec touchant les questions politiques qui doivent être soumises aux électeurs, il faut que tous les amis de l’ordre, tous les véritables amis de la province, (et il y a un grand nombre, même parmi les libéraux, qui sont dégoûtés du régime actuel), il faut que tous les hommes de bonue volonté:

se donnent la main pour mettre fin à un regime aussi néfaste que celui que nous avons depuis bientôt trois années.

Je termine, messieurs. Il n’y a pas lieu de se déconrager. Les gens timorés pouvaient croire, à la suite des élections de 1886, à l’anéantissement du parti conservateur; son drapeau était à terre, pensaient-ils ; ils se trompaient, messieurs.

Nous sommes tombés, cela est vrai, mais nous sommes tombés portant haut et ferme notre drapeau. M. Mercier a triomphé, mais il a triomphé en foulant aux pieds son drapeau, en faisant litière des principes et des traditions de son parti.

De ce drapeau libéral il ne reste plus aujourd’hui aucun lambeau. Silona cru à.

l’anéantissement du parti conservateur, .

l’on s’est trompé. Les partis ne meurent point, pas plus que les personnages de l’Arioste. Les hommes tombent mais les principes restent. Le flot populaire qui nous a renversés renversera à leur tournos adversaires. L'opinion publique est déjà .

avec nous, On ne parle plus nulle part dece pauvre Riel dont on s'est servi pour ar-

a dires le corps électe. nous un je dis: si le corp courage et | (App

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