American Catholic Quaterly Review, octobre 1882, p
que cela se fait librement. Tandis qu'un petit nombre demandaient qu'on mît Dieu dans la constitution, ces agitateurs et les autres voyaient d'un œil indifférent l'imprimerie nationale devenir le moyen de propager des arguments insidieux contre la vérité révélée. Dans cet effacement des derniers vestiges de la foi, dans cet indifférentisme croissant, le vice et l'immoralité trouvent un terrain propice. Le mépris de la vie humaine, la dépravation des mœurs, la malhonnêteté dans toutes les affaires commerciales et de confiance, augmente avec une rapidité effroyable (1). »
Voilà comment l'historien Shea commentait la lettre pastorale des Pères du dernier Concile de Baltimore. Et il tirait cette conclusion, qui est la meilleure réponse qu'on puisse donner aux optimistes qui prétendent que la Barque de Pierre vogue aux États-Unis sur une mer non seulement tranquille, mais où les récifs et les tempêtes sont inconnus :
« L'Église en ce pays aune tâche gigantesque de protéger son troupeau contre la contagion qui l'entoure, »
Et des sphères supérieures, l'esprit sectaire descend dans toutes les couches de la société civile. Le Très Rév. James O'Connor écrivait en 1876 :
« Nous n'avons pas besoin de dire à personne qu'il existe en ce pays un sentiment d'hostilité très répandu contre l'Église catholique. Chaque jour, nous en avons des preuves qui nous impressionnent douloureusement. Le marchand se heurte à ce sentiment dans son magasin, l'artisan, dans son atelier, et même la servante dans sa cuisine n'y échappe pas... Notre littéra-