‹ La situation religieuse aux États-Unis; illusions et réalitéChapitre 49 sur 101 · Livraison de juin 1884, p · texte numérisé non relu

Livraison de juin 1884, p

Dix ans plus tard, la même revue publiait un article sur la. Lutte de labenir, — The coming contest, — d"où j'extrais le passage suivant :

« Dans leur désespoir, les sectaires s'écrient : Arrêtez l'Église catholique ! Venez, ô État, à notre secours ! Sécularisez toutes les écoles, toutes les prisons, toutes les maisons de réforme, toutes les institutions de charité, même les hôpitaux. Privez les catholiques de leur Dieu et de leur Foi. Ils ne veulent pas de notre protestantisme : alors qu'ils n'aient aucune religion ; et, pour nous, nous sommes prêts à nous précipiter, avec les nôtres, dans l'abîme de l'athéisme, si seulement nous pouvons y entraîner avec nous l'Église catholique (1). »

La jalousie des sectes protestantes est donc un puissant facteur dans l'œuvre de la sécularisation aux États-Unis. Les meneurs de ces sectes aiment mieux laisser les populations grandir sans religion, que de les voir catholiques. Et cet engin de l'enfer, l'école publique, a causé des pertes terribles à l'Église, sans faire du bien aux sectes protestantes, bien entendu. En 1891, le Catholic World rapportait, sans le contredire, le propos d'un ministre méthodiste du Massachussetts qui s'était vanté publiquement que « l'influence des écoles publiques était telle qu'en 12 ans elles avaient enlevé à l'Église 1,800,000 enfants catholiques (2). »

Les écrivains catholiques ne craignent pas d'affirmer que l'État, sous prétexte de créer des écoles non

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