Évéque de l'ile de Vancouver, assassiné le 27 novembre
2, Évêque de Denver, mort le 48 juillet 1889.
Situation relig. aux États-Unis, 18
n'y avait ni perte ni diminution. Naturellement personne ne s'attend à voir nos évèques de l'Est ou de l'Ouest faire rien de semblable ; mais ce que l’on peut ‘aisonnablement attendre d'eux, c'est qu'ils traitent les missions en missions, et qu'ils n'exigent pas d'un pauvre missionnaire ce que l’on peut, avec équité, demander au curé d'une paroisse prospère. Ainsi encouragés, les missionnaires n’abandonneraient pas aussi facilement leurs missions, mais chercheraient à en faire des paroisses florissantes, ou, du moins, à sauver les âmes. »
Je ne veux pas commenter cet écrit de l'abbé Meifuss. Il est resté sans réponse sérieuse, je crois. L'abbé H. Van der Sanden, chancelier du diocèse de Saint- Louis, a contesté l'exactitude des chiffres allégués, relativement au diocèse de Saint-Louis (1), mais les observations générales de l'abbé Meifuss ne paraissent pas avoir été relevées. | Sans doute, si les évèques qui ont évangelisé les États-Unis avaient tous été des saints à canoniser, des Neumann, des Mâchebœuf, des Sephers, leur sainteté incomparable aurait triomphé du monde, du démon, de « l'ambiance », de l'atmosphère délétère, de l'école publique, de l'éparpillement des catholiques, du manque de prêtres et de ressources pécuniaires ; et il n'y aurait pas eu de pertes ; au contraire, les gains de l'Église auraient été très grands.Les États-Unis seraient à l'heure qu'il est un pays en grande majorité catholique. Un tel héroïsme produirait des résultats semblables dans tous les pays du monde. Mais s’il faut