‹ La situation religieuse aux Etats-Unis [microforme]Chapitre 2 sur 132 · AV ANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AV ANT-PROPOS

L'étude de M. Ferdinand Bgrunetière, dans la Revue des Deux Mondes, de novembre 1898, sur Le Catho-

Micisme aux États-Unis, & élé très remarquée, non

Seulement en Europe, mais aussi en Amérique. Ce qui pr tout d'abord l'attention, c'est la grande bienveillance à l'égard de la religion catholique qui éclate d'un

bout à l'autre de ce travail. Parmi les hommes mar-

juunts de France qui s2 sont décidément mis en route ers l'Eglise, M. Brunetière est l’un des plus en vue el

ques plus sympathiques. Il est aussi un de ceux qui ont

ait le plus de chemin dans la bonne voie. Le voilà Mnujourd'hui devenu tout à fait favorable à l’idée reliieuse el à l'idée religieuse catholique. C'est une heu-

euse évolulion qui rejouit à bon droit tous les chré- Diens, à commencer par leur vénérable Chef. Aussi ai-je

appris sans étonnement, par les journaux des États-

Unis el par une communication particulière, que l'ar- Micle de M. Brunetière lui a valu une leitre de féliciations de la part de Rome.

Un journal de Paris, le Figaro, publiait dans son

Huméro du 8 novembre dernier, ure communication de tome qui, allant beaucoup plus loin, donnait à l'étude ue M. Brunetière ie caractère d'un écrit inspiré, en pur sorte, par l'autorité suprême. Voici celte nole :

| « Les discussions si vives et si passionnées auxquelles lait donné lieu l'affaire de l'américanisme sont con-

sidérées comme closes ; l'article de M. Brunetière sur « Eglise américaine, que la Revuc des Deux Mondes vient d'apporter à Rome, serait le point final de ces dissensions. De multiples dénonciations avaient signalé la Vie du P. Hecker, traduite en français par M. l'abbé Klein, comme un manifeste émancipateur et semi-hérétique de l'Eglise des Etats-Unis ; on ne parlait de rien moins que d'un complot entre « américanistes » et protestants pour détruire dans l'Eglise romaine l'esprit d'autorité. On apprécie hautement au Vatican la façon magistrale dont M. Brunetière à montré comment l'américanisme bien compris — et le P. Hecker tout le premier — concilie les idées d'autorité et de liberté ; et l'on a confiance que ces pages si spécialement compé-

tentes, que l'illustre académicien n'a écrites qu'après

être entré en contact avec Baltimore et avec Rome, démontrent aux timides, à l'encontre des efforts perfides de certains catholiques hostiles aux orientations contemporaines, l’inanité du prétendu péril « américaniste ».

sien était dans une étrange erreur, la lettre du Saint- Père au Cardinal Gibbons l’a prouvé. Certaines idées du P, Hecker, que M. Brunetière avait adoptées, du

moins en partie, loin d'être approuvées, sont formelle- | ment condamnées par ie Souverain Pontife. Lans l'ar- &

ticle de l'illustre académicien ce n'est donc pas tant la

doctrine qu’il faut louer, que l'intention manifeste d'être 1

agréable et même utile à l'Eglise.

Malgré cette intention si louable qui a cerlaine- &

ment inspiré M. Brunetière, la lecture attentive ce son article m'a convaincu que des idées fausses ont cours

en Europe sur la situation du catholicisme aux Etats- 5

Unis.

On ne semble voir de si loin que les grandes lignes du

De toute évidence, le correspondant du journal pari- %

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