RIEN DE NOUVEAU SOUS LE SOLEIL D'AMÉRIQUE
ridicule et de peu pratique. Le luxe dans lequel veu-
d lent vivre les masses aux États-Unis, luxe dont nous nous vantons, dit-il, est une des sources les plus ê- fécondes de misère, de mécontentements, de pauvreté es | et de ruine. Règle générale : la frugalité est une des ce 4 conditions essentielles du bonheur, et le succès maténe riel ne va certainement pas sans économie. Rien de ue $ plus méprisable que celui qui porte sur le dos la plus es k grande partie de ce qu'il gagne, dans le vain espoir de ssi ressembler à ceux qui occupent une position supédu £ rieure à la sienne.
et Enfin, notre auteur aborde la fameuse lutte pour its l'existence — the struggle for life — dont il est si sounts 4 vent question de nos jours. Il n'hésite pas à dire que WE telle qu'elle se pratique aujourd’hui, cette lutte est une
t à chose horrible. Le struggle for life consiste, en dernes nière analyse, à sortir de la position où l’on se trouve es. pour occuper une position qu'on croit plus honode rable. Son seul résultat pratique, c'est de produire Dr, un mécontentement universel et un nombre illimité US MN de malheureux et de déclassés, de gens qui n'ont ncé M qu'une ambition : quitter leur état, où ils pourraient OT- réussir, pour embrasser un état soi-disant supérieur, et el où, faute de compétence ou d’une occasion favorable, uls ils sont condamnés d'avance à l'insuccès. Ce système dé S n'aboutit qu'à une lutte sauvage autour des places jen convoitées où les plus forts et les plus habiles, mais
non les meilleurs, lemportent.
an! Voilà, en raccourci, le tableau que nous présente rés M M. Snell. Il n’est ni flatté ni surchargé. C’est une pho- SE D tographie de la société américaine. Il suffit de l’exaa miner un instant pour se convaincre que le titre ae
Situation relig. aux États-Unis. 6
que nous avons donné à ce chapitre est vrai : il n'y a rien de nouveau sous le soleil d'Amérique. Le bien et le mal qui s’y coudoient sont vieux comme le monde, et les exemples et les leçons qu'on y trouve se produisent dans Lous les pays. Encore une fois, c'est une simple question de proportion entre le bien et le mal ; tout au plus une question de degré, non point de nature. Un bien et un mal propres à l'Amérique, des idées vraies et des idées fausses vraiment . méricaines, cela n'existe pas en réalité. C'est un rêve des américanisants tant d'Amérique que d'Europe.
L'homme invente de nouvelles machines, découvre de nouvelles forces dans la nature et en fait de nouvelles applications. Mais, quant au monde des idées, au monde moral, depuis le commencement de l'ère chrétienne, il tourrie dans le même cercle, se livrant facilement aux mêmes mauvais penchants, pratiquant difficilement les mêmes vertus. Depuis l'établissement du christianisme qui, seul, a apporté au monde des idées nouvelles : charité, esprit de sacrifice, humilité, pardon des injures, l'unique changement qu'on remarque, c'est un changement de degré, non de nature, je le répète. Le mal domine le bien, ou le bien domine le mal, selon que la règle du Carisr Sauveur s’affaibli' ou s'affermit parmi les hommes ; mais le bien n'est pas plus américain qu'il n’est européen. Le mal non plus.
les ca rentes couver et il la cet act tisme relle.
Il far violent la liber D'abc depuis 1 guerre « Partie d à la fois Au Pr tenu à B de l'étal célèbre « Doughert « Nous en silence
ne
esi on