‹ La situation religieuse aux Etats-Unis [microforme]Chapitre 31 sur 132 · HIEN DE NOUVEAU SOUS LE SOLEIL D'AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

HIEN DE NOUVEAU SOUS LE SOLEIL D'AMÉRIQUE

tienne des États, elles sont bonnes et vraies ; mais en

à tant qu'elles sortent des principes du paganisme, du : protestantisme, de l’incrédulité et de l'anarchie, elles û | sont fausses et pernicieuses, mais, dans aucun cas, e elles ne sont nouvelles, ni dans aucun cas autoch- 5 (ones. »

É Voilà des affirmations nettes et précises qu'on peut se | facilement comprendre, et qui, de plus, sont vraies. le À Qu'on me permetie de traduire encore quelques pases sages de ce vigoureux écrit

| « Malheureusement, Ja plus grande partie de ce ns | qu'on nomme l’'américanisme, est simplement un on mélange de positivisme, de sécularisme, de matériare lisme, de culte de la richesse et d’anarchie — jÎes nis À principes de la Révolution française. Le système des de écoles publiques, par exemple, tel qu'il est actuelnl ! lement conduit, est une négation des prérogatives de À Dieu et du droit des parents. Il détruit la liberté civile

| et religieuse, constitue une religion, ou plutôt une is Ù irréligion d'État, frappe d'injustes impôts un grand es nombre de citoyens, engendre le crime, nourrit l'ignode 4 rance et prépare les voies à un despotisme irresponsn ble. d'un côté, et à l'anarchie destructive, de l’autre. ue À Le principe en vertu duquel le gouvernement se

A. 4 propose «le plus grand bien du plus grand nombre »

est tyrannique, injuste et tout à fait incompatible avec

la liberté civile. La tyrannie d'une majorité peut deve-

plus absolue et plus intolérable que ne peut jamais

L devenir la tyrannie d'un seul. Un gouvernement vrai- A ment bon, est celui qui a pour objet le bien de tout le peuple, et non pas celui d'une classe particulière, sur-

tout d'une classe qui, par sa nature même, possède la

plus grande iorce brutale, comme « le plus grand nombre la possède presque nécessairement. »

Puis M. Snell fait voir que l'hostilité soi-disant américaine aux distinctions entre les différentes classes de la société, est contre-nature, contraire à la science et à la religion. « La société, dit-il, est un organisme dont chaque profession, chaque famille et chaque individu a ses fonctions spéciales ; et les fonctions des différents membres de l'organisme social, sont aussi diverses que le sont celles des différentes cellules du corps humain. Il ne saurait y avoir de vrai progrès et de vraie liberté si l'on refuse de reconnaitre les droits et les devoirs particuliers et réciproques des différents éléments de la société civile. »

Il s'attaque ensuite à « la liberté de la parole » et à « la liberté de la presse », que beaucoup de personnes aiment à représenter comme des idées américaines. Mais, de deux choses l’une. S'agit-il de la liberté de dire et de publier tout ce qui est vrai et bon? Alors. c'est exactement ce que l'Église catholique a toujours défendu. Si la liberté dont on parle n’est que 4 licence de dire et de publier, sans restriction, les plus horribles blasphèmes, les plus révoltantes cbscénités et les libelles, alors c'est une liberté que réclament seuls les ennemis les plus violents de toute religion et de toute vertu, et l'Église, par la voix des Papes, a bien fait de la condamner.

M. Snell examine ensuite une autre idée soi-disant américaine.En vertu de cette idée, les classes ouvrières ont une sorte de droit naturel de se nourrir, de se vêlir et de se loger de la même manière que les classes supérieures. I ne craint pas de qualifier cette idée de

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