C'es Catholic
foule, en se sauvant précipitamment par une porte dérobée (1).
Un comité composé de irente-huit citoyens protestants, présidé par Ch. G. Loring, ouvrit une enquête à Boston, siégea longtemps, entendit un grand nombre de témoins. Son rapport déclara que les accusations portées contre les Ursulines n'avaient pas l'ombre d'un fondement, que le mouvement avait été uniquement causé par les attaques de la presse et des prédicants, et que le sac et l'incendie du couvent avaient été accomplis par une véritable organisation de mécréants, conduits et dirigés par des personnages en vue dans la société. Ce n’était pas une simple explosion spontanée de colère populaire, comme le prétend M. Brunetière, mais une véritable « conspiration s'étendant à plusieurs villes voisines. » Ce sont là les propres paroles du rapport. Ce comite de trente-huit protestants. comme conciusion, demanda à la législature du Massachussetts d'indemniser généreusement les victimes de cette émeute et de la connivence (2) des autorités. La législature offrit dix mille dollars, tandis que les pertes furent évaluées à cent mille. Les religieuses refusèrent fièrement cette offre insultante, et le couvent ne fut pas relevé de ses ruines. Le chef des émeutiers, un nommé Buzzell, fut arrêté et subit son procès. Les scènes qui eurent lieu à ce procès,
1. Cf, The Wo:id's Columbian Catholic Congress, vol. I, ch. 1x; un article intitulé: Anticathotic movement in the Uniled Slates, dans le Catholic World, livraison de mars 1876; History of the Catholic Church in the United States, par 3. G. Shea.
2. C'est le mot que je trouve dans The World'e Columbian Catholic Congress, vol. I, ch. rx, page 172.
; Shnetperarhenemetee …— mtopoemer à
disent les historiens déjà cités, furent sans exemple dans les annales judiciaires des Etats-Unis. Les témoins contre le prévenu, la Mère supérieure, plusieurs sœurs et l'évêque Fenwick, furent accueillis par les rires moqueurs des assistants et exposés aux insultes des avocats de l'accusé; le président du tribunal, luimême, ne leur cacha pas son hostilité. Malgré une preuve écrasante de sa culpabilité, Buzzell fut acquitté au milieu des applaudissements frénétiques de la foule. Plusieurs autres procès eurent lieu, mais un jeune garçon fut seul condamné.
Voilà l'affaire du couvent de Charlestown, telle que la racontent tous les historiens catholiques, appuyés sur des documents publics. Au lecteur de juger si M. Brunetière est en droit de sc demander si l’on n'aurait pas tort de voir là un symptôme de fanatisme religieux !
L'impunité accordée aux émeutiers de Boston encouragea les fanatiques dans leur œuvre. Peu de temps après l'incendie du couvent de Charlesiown, un cimetière catholique de Lowell fut profané, et une maison de Wareham, où l’on célébrait la messe, fut attaquée. Deux ans plus tard, une compagnie de milice de l'Etat, les Montgomery Guards, composée principalement de catholiques, fut attaquée, insultée, lapidée dans les rues de Boston, par une foule de trois mille personnes,
Puis, vint l'ère des publications vraiment ‘diaboliques contre la religion catholique. Le livre infâme, Six months in a convent, fut vendu à cinquante mille exemplaires en une année. Maria Moncx, autre livre abominable, eut une publicité énorme.
Yor ayai can tout.
étra:
une vaqu perti églis furen foule encol proté furen beauc des c:
Deux Ces protec fut tel 10 ma les ég cathol nels (9 Voil en 183 plus t