‹ La situation religieuse aux Etats-Unis [microforme]Chapitre 35 sur 132 · LA · texte numérisé non relu

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Le prétexte se présenta en l’été de 1834. Une jeune personne habitant le couvent, miss Harrison, élève ou novice, je ne sais, perdit l'équilibre mental par suite d’une application trop soutenne à ses études musicales. Elle quitta la maison et se réfugia chez des amis. Son frère, un protestant, apprenant sa fuite, la ramena au couvent, à la grande satisfaction de la jeune personne. Les historiens catholiques des Etals-Unis sont unanimes à déclarer que c’est là tout l'incident qui déchaina la tempête. Journaux et ministres protestants se mirent à répéter les calomnies les plus atroces contre les religieuses. Dans ious les temples protestants de Boston, particulièrement dans les temples des méthodistes et des congrégationalistes, on tonna contre les « abominations de Rome ». Pour pacifier les esprits, les selectmen, ou échevins, de Charlestown, nommèrent, le 11 août, un comité chargé de faire enquête. Les membres du comité visitèrent le couvent, furent recus par les religieuses et par miss Harrison, qu'on disait avoir été assassinée. Conduits par cette dernière, ils examinèrent la maison de la cave au grenier. Convaincus de la fausseté absolue de toutes les accusatioas portées contre cette institution, ils se retirèrent pour dresser un rapport qui devait être favorable aux sœurs. Les chefs du mouvement anticatholique le savaient et ils résolurent d'agir avant que le rapport pût être publié dans les journaux. Le soir du 41 août, les émeutiers commencèrent à se réunir devant le couvent, et les autorités n'ayant pas pu les disperser, l'établissement des Ursulines fut d’abord ïiivré au pillage, puis incendié. Les religieuses et les élèves eurent juste le temps d'échapper à la fureur de la

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