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1er
HOSTILITÉ ET PERSÉCUTIONS ADMINISTRATIVES. 99 toutes les agences (1) des sauvages aux églises qui avaient déjà établi des missionnaires au milieu de ces peuplades ou qui voudraient en établir à l'avenir. Chaque agence: devait être placée sous la direction de l'église qui y avait travaillé auparavant et avait su gagner la confiance des sauvages. A ce compte, l'Église catholique aurait dû recèvoir béaucoup plus. que toutes les autres réunies, parce qu’elie avait dans ses diverses missicns 100,000 sauvages catholiques ; tandis que les sectes réunies n’en comptaient que 15,000. II y avait 72 agences ou réserves, où des sauvages étaient établis. Les missionnaires catholiques s'étaient établis, les premiers, dans 38 de ces réductions. Naturellement, la promesse du président ne fut pas tenue. Au lieu de 38 agences auxquelles elle avait incontestablement droit, l'Église n’en recut que huit, Les trente autres, où les missionnaires avaient travaillé quelquefois depuis deux ou trois siècles, furent assignées aux différentes sectes, et 80,000 sauvages catholiques passèrent du coup sous la direction spirituelle des ministres protestants (2).
Malgré cette part du lion qui leur fut attribuée en 1870, les sectes ne purent tenir tête aux missionnaires catholiques, qui, avec l’aide des religieuses, firent un bien immense parmi ces malheureuses peuplades. Surtout dans l’œuvre de l'éducation des jeunes sauvages, les ministres protestants firent piteuse figure,