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Et encore, à la page 205, il fait cette assertion générale : « Il y a à peine un État de l'Union où l'on ne méprise délibérément les droits des catholiques. »
De tout cela il résulte clairement qu'en ce qui regarde la liberté religieuse, le: États-Unis sont bien en retard. Ce qui a permis à M. W.-H. Thorne de dire, dans le Globe Review, de New-York, livraison de mars 1899 : « Tout homme intelligent et honnête qui étudie l'histoire sait que, sous le rapport de la liberté accordée aux convictions religieuses, nous avons suivi
les nations de l'Europe, nous ne leur avons pas montré le chemin. »
C'est un esprit sectaire qui domine partout aux États-Unis, dans les lois, dans les institutions, dans l'attitude de l'autorité civile à l'égard de l'autorité religieuse. Ce n'est pas un esprit simplement indifférent, comme on pourrait le supposer à ne juger de la situation que par la déclaration de neutralité religieuse inscrite dans la constitution fédérale. Encore bien moins un esprit sympathique, comme on le prétend parfois. L'esprit gouvernemental de la République américaine est positivement hostile à l'Église.
Au mois de mars 4898, le Church Progress, feuille catholique de Saint-Louis, publiait les lignes suivantes qui résument en peu de mots les manifestations de cet esprit sectaire, qui est comme l'âme du gouvernement des États-Unis, qui l'informe, pour parler le langage des philosophes :
« Les lois du mariage aux États-Unis sont basées sur les doctrines du protestantisme ; les écoles publiques
sont conduites dans l'intérêt du protestantisme et de l'indifférentisme ; la pose de la pierre angulaire de la
plupart des édifices publics se fait sous les auspices
des sectes maçonniques ; presque tous les aumôniers
sont des ministres protestants ; les établissements de
charité et les pénitenciers du gouvernement sont
presque tous dirigés par des institutions protestantes;
et, cependant, il se trouve des catholiques assez bor-
nés pour s’imaginer que nous jouissons ici de « droits
égaux », La vérité est que dans le monde entier il n’y
à pas un pays catñolique ayant une population non
catholique de quelque importance qui ne témoigne,
pour la conscience de la minorité non catholique,
plus de respect que les États-Unis n’en manifestent à l'égard de la constience des catholiques de ce pays. »
C'est là une accusation portée froidement, non pas dans la chaleur de la discussion. Personne que je säche n’a jamais tenté de la réfuter.
Du reste, à tout instant, des faits nouveaux viennent appuyer cette accusation. Voici, par exemple, une preuve toute récente de cette hostilité sourde du gouvernement américain contre le nom catholique.
En 1870, le président Grant inaugurait, à l’égard des débris des tribus sauvages qui existent encore aux États-Unis, ce que l'on a appelé la politique de la paix, — The Indian Peace policy. Il prétendait vouloir s'appuyer sur l’idée religieuse pour pacifier et civiliser lés aborigènes, au nombre de deux à trois cent mille, qi n'étaient pas encore exterminés,.
Dans son message au Congrès, en date du 5 décabEE il déclara qu'il avait l'intention de confier
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