‹ La situation religieuse aux Etats-Unis [microforme]Chapitre 49 sur 132 · Pro 2, - Cf 11 mars 3, Cf · texte numérisé non relu

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rité, de posséder leurs églises et leurs institutions (1). Si quelqu'un en Europe émet seulement un doute sur les bonnes dispositions du gouvernement de Washington à l'égard de l'Église, on le dénonce comme un ennemi des institutions démocratiques. Et M. Shea a pu formuler ces terribles reproches sans exciter un murmure. C'est que tous les congressistes savaient que c'était l'expression exacte de la vérité.

Pour montrer que l'hostilité gouvernementale est toujours la même aux États-Unis, il suffit de rappeler que les autorités américaines, à peine installées à Cuba et à Porto-Rico, commencèrent une série de tracasseries à l'égard des autorités religieuses. On a bouleversé d’abord les dispositions du code civil de Porto-Rico relativement au mariage, établissant d'un trait de plume le mariage purement civil entre catholiques (2). Puis on a sécularisé les cimetières. A la date du 12 avril 1899, une dépêche de Cuba disait : «Le général Brooks a signé un décret déclarant que les cimetières sont la propriété des municipalités, et annonçant que si le clergé désire maintenir ses prétentions à la propriété des cimetières, il devra s'adresser aux tribunaux (3). » Comme le fait remarquer le Freeman's Journal, en publiant cette dépêche, il est manifeste que le clergé avait la possession des cimetières à titre de biens d'Église. Alors pourquoi n'avoir pas laissé aux tribunaux le soin de décider

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