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il y en avait un de choisi, il l’abandonnait au jour du scrutin. »
Shea cite un grand nombre de faits à l'appui de son assertion. Puis il ajoute :
« Le parti démocratique ne s'est jamais opposé résolument au fanatisme et à l'intolérance. Les suffrages des catholiques ont, il est vrai, grandement contribué à renforcer ce parti; mais ilne les a eus que parce que, pris dans son ensemble, il paraissait moins radical et intolérant que le parti républicain (4). »
Qu'on veuille bien remarquer que John Gilmary Shea est l’un des écrivains les plus sérieux et les plus consciencieux que les États-Unis aient produits, et aussi un des plus sincèrement américains.
Faisons une dernière cilation de ce même articie :
« Ilest non moins étrange que triste d’avoir à constater qu'aux États-Unis, en ce XIX° siècle dont on vante les lumières et l'intelligence, l'élection du président de ce pays peut dépendre de quelques mensonges habilement lancés contre les catholiques et effrontément répétés. Cependant, c'est la vérité. Les
catholiques des États-Unis ne se font pas d’illusion. Ils savent que l'opinion publique de ce pays est contre eux d’une façon accablante {overwhelmingly). »
Les catholiques des États-Unis ne se font pas d'illusion sur ce point, cela est vrai, j'ai vécu au milieu d'eux assez longtemps pour le savoir. Entre eux ils admettent la vérité que Shea proclame avec tant d'énergie. Mais si eux-mêmes savent dans quelle position ils se