Le et la Vi directerr Situat
08 manifestement d'utilité publique. Puis aussitôt après, (1.4 y sous prétexte que les institutions protestantes ouvrent n. leurs portes aux différentes sectes, on les déclare. n- | sans sourciller, des institutions non confessionnelles — || 14 | res unsectarian — et on les gorge de subventions. | à "1 À la dernière séance du cinquante-cinquième con- LE oli- grès, le 4 mars, il s’est passé une scène qui a bien fait voir, encore une fois, l'impuissance où se trouvent les ués catholiques à se faire respecter. J'en trouve le récit sont dans le Church Progress du 18 mars.
; ne Il s'agissait de voter de l'aide aux institutions de t de charité du District de Columbie (4). La commission du Sénat avait accordé des subventions à toutes les insti- | atés tutions de charité, sans distinction. La commission de pour la Chambre des représentants en biffa cinq —- trois | e de catholiques et deux épiscopaliennes. Les épiscopaliens des | ont l'honneur de partager, un peu avec l'Église, la haine des sectes parce qu'ils ont mieux conservé les lum- vérités catholiques. « On invoqua, dit le journal de ntes Saint-Louis, l’ancien prétexte : c'étaient des institual et tions confessionnelles — sectarian. En même temps fuse on vota de l’aide à plusieurs institutions protestantes L. r les ayant leur lecture de la Bible, leurs aumôniers protes- k ence : tants, leurs diaconesses, etc. Mais comme ces insti- Ÿ tutions ne relèvent d'aucune secte protestante en par- YLO } ticulier, on les déclara unsectarian — non-confessionpoli- nelles. » — « C'est là, ajoute le journal, une manière ises, de raisonner qui devient très connue à force de se "État répéter. » MM. Henderson et Fitzgerald protestèrent 1e 1. Le District de Columbie, territoire neutre entre le Maryland au
et la Virginie, comprend la capitale fédérale et est gouverné Ei uvre directement par le Congrès.
Situation relig. aux États-Unis.
énergiquement contre le procédé, mais en vain. Le bill excluant les cinq institutions fut finalement adopté par les deux chambres.
Comme l’a dit M. Fitzgerald dans un de ses discours, c'est le fanatisme pur, doublé d’une incroyable hypocrisie, qui tient le haut du pavé à Washington. On écarte sans cesse l'Église catholique sous prétexte de tenir l'État séparé des églises, et l'on n'a pas assez de faveurs pour les sectes. « Pourquoi, a demandé M. Fitzgerald, si vous êtes sincères dans vos protestations en faveur de la séparation des églises et de
i, ne vous dispensez-vous pas des services de ces predicants protestants qui, chaque jour, viennent prier au Capitole et qui retirent des appointements du trésor public ? Pourquoi n’abolissez-vous pas les aumineries militaires et navales? » On a répondu au député catholique « par le vote », comme nous disons en Amérique. Quand une majorité n’a aucune bonne raison à opposer aux plaintes de la minorité, elle « répond par le vote ». En d’autres termes elle impose sa volonté tyrannique par la force brutale du nombre, sans phrases. C'est une institution parlementaire très en vogue de ce côté-ci de l'Atlantique. J'ai ouï dire qu'elle n’est pas inconnue en Europe. Quoi qu'il en soit, il semble qu'un groupe d'une cinquantaine de députés catholiques, de la trempe de M. Fitzgerald, aurait sa place à Washington, tout autant qu'à Berlin.
Et pourquoi les catholiques des États-Unis ne travaillent-ils pas à former ce groupe? Pour plusieurs raisons. La principale est celle-ci : ils n'osent pas. Ils savent que le jour où ils feraient mine de s'organiser, politiquement, en vue d'une légitime défense, ce jour-
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