‹ La situation religieuse aux Etats-Unis [microforme]Chapitre 71 sur 132 · NO · texte numérisé non relu

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confessionnelles — unsectarian —- favorise, en réalité, par cette institution, la religion protestante,

Dès 1870, un écrivain du Catholic World faisai cetie observation :

« Nous ne croyons pas que l'État eût l'intention d'établir ie procestantisme comme la religion exclusive des écoles; mais, en réalité, c'est le résullai que l'on obitent lorsque, sous un prétexte ou sous un autre, on empêche l’enseignement de notre religion. Excluez ie catholicisme : que reste-t-il du christianisme ? Rien que le protestantisme qui est, tout simplement, le christianisme moins l'Église cathohique (4). »

À cette époque il y avait encore, dans les écoles publiques, un peu de religion, une sorte de chrislianisme sans l'Église, du protestantisme en un mot, Aujourd'hui, on n'y trouve que le naturalisme pur.

Lu 1882, M. john Gilmary Shea disait que les ecoles publiques élaient en réalité des écoles sectaires.

C'est done, ajoutait-il, du prosélvtisme que l'on y fait, et l'État dépense chaque année des millions pour affaiblir la foi des enfants catholiques et les saturer d'idées nrotestantes (2). »

Plus elles vont, plus les écoles publiques des États- Unis deviennent irréligieuses, sans cesser pou cela l'ètre parfaitement sectaires ; car l'irréligion est la pire de toutes les sectes. Chaque jour nous les montre plus imbues de lesprit naturaliste où maconnique,

{. Livraison d'avril 1870.

inerican Catholic Quarterly Review, avril 1S82, p. 194.

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plus hostiles à toute idée chrétienne, à toute morale divine. C'est au point que certains écrivains protestants commencent à s'alarmer et à dénoncer le péril de l'éducation sans religion que la jeunesse reçoit dans ces institutions de l'État. Mais la franc-maconnerie veille et ne permettra pas qu'on porte atteinte à son œuvre de sécularisation.

Car les écoles publiques sont vraimert une institution maconnique. Elles existaient, sans doute, dans les États de la Nouvelle-Angleterre avant l'organisation définitive de la franc-maconnerie, en 4717. Mais la secte maconnique s’estapercue de bonne heure que ce système scolaire était un moyen merveilleux d'ébranler la foi catholique dans les âmes, et de répandre des idées naturalistes. Elle a donc pris cetle mauvaise graine du Massachussetts et l’a semée partout, et par tout cette mauvaise graine lève et produit des fruits de mort.

En mettant l'œuvre de léducation entre les mains de l'État, en faisant de la formation de l'enfance une affaire politique, la franc-maconnerie a montré, un: fois de plus, que les fils des ténèbres sont plus rusés et plus habiles que les enfants de la lumière. Grâce à ce système, il suflit, en effet, de gâter l'État pour gâter tout le corps social. Et l'on sait combien il es! facile, l'amour du pouvoir aidant, de corrompre ceux qui gouvernent. L'État devenu mauvais, rend l'écol mauvaise, puisque c'est lui qui la dirige. Et 1] mauvaise déprave la jeunesse. Sous ce régime, à moit d'un miracle de la grâce, chaqne générati moins chrétienne, plus naturaliste que la géné tion précédente ; jusqu'à ce qu'enfin le monde s

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LA QUESTION SCOLAIRE. 165 orale plongé dans la nuit complète. C'est le but que se prootes- pose la secte des naturalistes ; et sans le secours que péril le Curisr à promis à son Église, la secte atteindrait eçoil son but diabolique par le moyen de ce terrible engin açon- t qu'on nomme l'école publique el neutre placée sous nte à le patronage de l'État.

Aussi, ne faut-il pas s'étonner de voir la francstitu- maconnerie, aux États-Unis, comme ailleurs, faire dans | sien le système de la Nouvelle-Angleterre, et l'inspiation rer partout.

ais Ja Le célèbre O.-A. Brownson, qui, avant sa converue ce sion, avait passé par presque toutes les sectes, y combran- pris les sectes occultes, nous déclare formellement que, re des t pour faire adopter le système des écoles publiques, la Ivaise f franc-maconnerie avait établi, par toute la République, L par ÿ une organisation semblable à celle des C'arbonari d'Eufruits rope. « Les membres de celte sociète secrète, dit-il, devaient se servir de tous les moyens dont ils disponains saient, chacun dans sa localité, pour former l'opinion e une È publique et pour faire élire à la législature de chaque s, UN État, des hommes qui seraient disposés à favoriser rusés D leurs desseins. Cette organisation, fondée d'abord âce à dans l'État de New-York, s'étendit ensuite à toute pou E !Union (1. | il es! Le Père Bayina, duns ce imème article, dit encore Ceu\ que l'Americon Encyclopedia nous apprend que « Fat- | "8col tention des philanthropes (lisez francs-macons) par | ut le pays fut appelée sur ce sujet (de l'éducation), | noil et en 1817 ‘année centenaire de la fondation de la | l'a L franc-maconnerie) cofnmenca ce que l'on a fort bien nel NUE | | , l. Cité par le R. Père Bayma, S. J., dans l'fmerican Catholic

D. Quarterly Review le janvier 1877, p. 13.

nommé une renaissance (sécularisation) de l'éducation (1). »

La victoire de la secte des sans-Dreu fut facile partout, nous dit le Père Bayma, à cause de la faiblesse de la résistance.

La tyrannie maconnique triompha donc sur toute la ligne, et partout l'État s'empara de l'œuvre de l’éducation, établissant des écoles soi-disant unsectarian — non confessionnelles, — « mais servant, en réalité, les intérêts de la pire des sectes, la franc-maçonnerie. E! ces écoles de l’État sont remarquables par leur intolérance sectaire et par leur haine pour toute forme de croyance religieuse (2). »

Les catholiques des États-Unis semblent avoir été bienlents à comprendre la nécessité de lutter vigoureusement contre l'influence de l’école publique, et cette institution maconnique avait causé de terribles ravages dans leurs rangs avant qu'ils se soient apercus du danger.

En 1876, un écrivain du Catholic World faisait l’'aveu que voici, en parlant de l'état de l'Église dans les premiers temps de la République :

« On ne pouvait pas obtenir une formation catholique si ce n'est dans les deux ou trois collèges que nous avons mentionnés ; et, pendant longtemps, le: quelques écoles élémentaires qui furent ouvertes, lais sèrent infiniment à désirer. À vrai dire, on peut aflirmer que ce n'est que depuis un quart de siècle que beaucoup d'évèques et de prêtres de ce pays sont par-

1. Les mots mis entre parenthèses se trouvent dans le texte de l’article du Père Bayma.

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