American Catholic Quarterly Review, octobre 1879, p
» ont été incommensurablement plus grandes que les » gains que nous avons faits par les conversions (1). »
La relation mystérieuse qui existe entre la langue maternelle et la conservation de la foi est si forte et si manifeste, qu'autrefois, avant que la manie de l'américanisalion à outrance ne se fñt emparée d'un certain nombre de catholiques, on cherchait même à con- . server aux Irlandais leur cachet national et leur parler particulier. On le sait, les Irlandais ont, pour la plupart, perdu leur langue primitive. Ils ont adopté l'anglais, forcément, comme leur langue nationale (2), mais ils le parlent avec un accent plus ou moins marqué, selon le degré d'instruct'oen : "ils ont reçu. Eh bien ! cet accent irlandais — :: : cyue — absoitment caractéristique, très difficile à imiter et qui ne manque certes pas de charme, on voulait autrefois le conserver, comme moyen efficace de mieux grandir la foi chez les Irlandais. Faute d'une langue propre, le brogue, l'anglais parlé à l'irlandaise, remplaçait, chez les Irlandais, la langue maternelle des autres peuples ; et il existait une relation très étroite entre le maintien du brogue et la conservation de la foi dans toute sa pureté et sa force. J’ose dire qu'il est morelement impossible qu'un Irlandais qui conserve le br: dans