Proceedings american catholic congress, pages A et
difficulté créée par la diversité des langues au sein de l'Église catholique. Cette solution, au contraire de la politique d'assimilation, créera entre les divers groupes le lien de la charité. Ceux qui sont unis par les liens de la charité s'entendent et se comprennent toujours, bien qu'ils parlent des langues d'verses.
L'Église d'Amérique est si peu américaine, dans le sens que l'Église de France est française, que, dans le même discours, M. Shea fit l'aveu que voici: « Nous » avons des sociétés et des organisations catholiques, » mais elles s’identifient ordinairement avec une race; » très peu sont simplement catholiques. De là, il » arrive que même lorsque ces organisations se réu- » nissent en congrès, et font preuve du plus grand | » zèle et de l'activité la plus louable, elles ne repré- » sentent pas le corps tout entier des fidèles de cette » république, mais seulement une partis de ce » Corps (1). »
Absolument comme les deux Congrès catholiques, de Baltimore et de Chicago, plus particulièrement le premier, ne représentaient qu'ure partie des fidèles des États-Unis : les fidèles de langue anglaise. Et malgré cet aveu que les sociétés catholiques des États-Unis ont généralement, en même temps que leur caractère religieux, un côté national distinctif, le congrès de Baltimore a déclaré qu'il n'y avait pas de place pour de semblables sociétés nationales au sein à de l'Église d'Amérique ! Seules les sociétés catholiques et américaines devraient être admises ! Si on avait voulu faire une application pratique de cette singulière