‹ La Societe de Marie-ReparatiriceChapitre 3 sur 10 · INVOCATION · texte numérisé non relu

INVOCATION

Par l'intercession de votre servante, la Mère Marie de Jésus, qui vous a tant aimé dans le Très Saint Sacrement, accordez-nous, Seigneur Jésus, la faveur que nous sollicitons.

Nous approuvons ces prières, et nous accordons 50 jours d'indulgence à ceux qui les réciteront pieusement.

Namur, le 14 janvier 1912,

^ Th. -Louis, év. de Namur.

Pater, Ave, Gloria.

La Mère Marie de Jésus (Emilie d'Ourtremont), fondatrice de la Société de Marie-Eéparatrice, naquit en Belgique, dans la province de Liège, le 11 octobre 1818, au château de Wégimont, propriété de son père, le Comte Emile d'Oultremont de Warfusée.

Elle puisa dans sa noble et chrétienne famille* une foi profonde, une piété solide, une grande charité pour les pauvres. Tout enfant, elle sedistinguait par une particulière dévotion au Très; Saint Sacrement et un tendre amour pjour la Mère de Dieu. Communier tous les jours était son ambition et elle aspirait à grandir pour avoir ce bonheur.

A 19 ans, elle s'unit par les liens du mariage au Baron d'Hooghvorst. Epouse modèle, elle mérita d'entendre son mari mourant la remercier avec effusion du bonheur qu'elle lui avait donné et, surtout, de lui avoir appris à aimer Dieu plus*, que tout.

Eestée veuve à 27 ans, avec quatre enfants en bas âge, elle se lia aussitôt à Dieu par le vœu. de chasteté.

Dès lors l'amour divin qui la réclamait sans: partage se fit sentir de plus en plus vivement à sin âme. Elle consacrait à Dieu et aux pauvres tout le temps dont elle pouvait disposer, sans manquer à ses devoirs de mère.

Le 8 décembre 1854, date de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception, elle se trouvait au château de Bauffe, chez son oncle, le Baron de Sécus, et passa en prière, à la cha-

pelle du château, la matinée de ce jour mémorable.

C'est alors qu'elle eut la claire vision de l'œuvre de réparation que Dieu demandait d'elle. Moins de trois ans plus tard, cette œuvre était inaugurée à Strasbourg, où, le 1er mai 1857, s'ouvrait la première maison de la Société de Marie- Eéparatrice.

Mère d'une nouvelle famille religieuse vouée à réparer en union avec Marie, par une vie de prières, de sacrifices et d'apostolat, les outrages faits à Dieu et le mal causé à l'homme par le péché, la Mère Marie de Jésus ouvrit la voie à ses filles spirituelles par ses enseignements et surtout par ses exemples. Exemples héroïques de foi, de charité, de mortification, de zèle, d'humilité, de <îourage et de patience.

Epuisée par le travail, les austérités, les souffrances, elle mourut paisiblement à Florence, le :22 février 1878, laissant son Institut, approuvé par le Saint-Siège et 18 maisons établies en Frapee, en Belgique, en Angleterre, à Eome, en Espagne et dans les missions.

Imprimatur Namurci, 14 januarii 1912 ^ Th. -Louis, év. de Namur.

Il est important d'éviter tout ce qui pourrait ressembler à un culte public.

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