Premier écrit de la Mère Fondatrice sur son CEuvre
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évêques, selon les dispositions des sacrés canons et des Constitutions apostoliques.
La Société est gouvernée par une supérieure générale élue par le chapitre général, qui se compose des assistantes générales, des provinciales et des supérieures des diverses maisons.
Le Saint-Père avait ordonné que la vénérée Fondatrice gardât sa charge de supérieure générale sa vie durant ; mais celbs qui lui succéderont ne seront élues que pour douze ans. En cas de réélection au bout de ces douze ans, ce nouveau choix devrait être ratifié par le Saint-Siège.
La supérieure générale réside d'ordinaire à Rome. Après avoir pris conseil de ses assistantes, elle nomme les supérieures provinciales et les supérieures locales. Par suite de cette organisation, les préoccupations des élections sont épargnées à la Société.
Chaque supérieur provinciale visite tous les ans les maisons de sa province, et la supérieure générale les visite elle-même souvent. Ainsi se maintiennent Tunité d'esprit, de vues, d'action, et la charité dans le Seigneur.
Cette charité douce et ferme est la première loi de gouvernement enseignée par la sagesse maternelle de la Fondatrice. Elle écrivait, le 16 septembre 1860, une circulaire, intitulée : Instructions aux supérieures ; et ces pages seules suffiraient à démontrer, s'il en était besoin, la largeur de cette intelligence, la virilité de ce cœur si tendre, et quelle expérience Marie de Jésus avait acquise, ou reçue de Celui qu'elle appelait en
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toutes rencontres *'Ie Maître!** Citons au moins quelques lignes :
''Pour premier principe de gouvernement, n'oubliez jamais que le pouvoir de la force est le pouvoir le plus faible; le pouvoir de la crainte celui que vous devez le plus craindre et éviter.
*'Le seul que vous devez avoir, c'est le pouvoir de la douce fermeté sans faiblesse, et de la miséricorde qui pardonne toujours à Texèmple de Jésus."
Oui, "h l'exemple de Jésus**, qui aide, encourage, dispose à la confiance et au repentir efficace; autrement, ce serait imprudence, manque de jugement ou énervement de la volonté.
Une supérieure doit conduire, mais plus encore soutenir, dilater, écouter, consoler, donner la joie, la confiance en Dieu. Pour cela, qu'elle se possède, qu*elle soit pleinement maîtresse de ses sentiments, de ses impressions, de ses paroles ; autant que faire se peut, dit Marie de Jésus, il faut qu'on ne remarque jamais dans une supérieure *'un premier mouvement**.
Choisissons encore dans ces Instructions quelques maximes vraiment dignes de méditation :"
"Le défaut ordinaire du pouvoir, surtout chez la femme, c'est de s*en servir trop vite.
''Pour faire un reproche, jamais un premier mouvement.
"Ne montrez jamais que vous êtes pressée, cela ferme le cœur.
"Soyez toute à celle qui vous parle, entrant dans ses pensées, dans ses luttes, dans ses souffrances, dans ses peines, faites-vous elle.
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*' Soyez ferme, positive, juste et bonne: parlez peu de vous.
*' Quand vous avez des malades, soignez-les et faites-les soigner avec toute la tendresse d^une mère/*
La Société de Marie-Réparatrice comprend :