‹ La Société de Marie-Réparatrice [microforme]Chapitre 14 sur 21 · BUT ET ESPRIT DE LA SOCIETE · texte numérisé non relu

BUT ET ESPRIT DE LA SOCIETE

La Mère Marie de Jésus, étant encore la baronne d'Hooghvorst, vint à Paris en 1854. Elle songeait alors activement au moyen de réaliser les vues de Dieu, qui se faisaient de plus en plus claires dans son esprit. Mais devait-elle choisir un ordre déjà existant ? Quel ordre réaliserait ses aspirations nettement précisées, grâce aux lumières reçues? Trouverait-elle dans les maisons religieuses déjà fondées cet idéal pratique de la Réparation, tel qu’il lui était montré d’en haut?.…. Elle examina, elle étudia, elle consulta, elle pria.

“Une fois dans cette ville, je cherchai autour de moi, dans les diverses congrégations religieuses, ce qui pourrait répondre aux attraits de mon âme: l'adoration du Saint Sacrement et la Réparation, non seulement des outrages faits à Notre-Seigneur dans l’Eucharistie, mais encore de toute offense faite à la Majesté divine!.”

Elle chercha et ne trouva point; ce que la future Fondatrice souhaitait n'existait point encore; elle se résolut 4onc à attendre la volonté et l'heure de Dieu. Quand cette heure fut venue, et que cette volonté se fut manifestée par la création du nouvel Institut, tel qu’elle le voyait

1. Aperçu sur la fondation de la Société de Marie-Réparatrice, p. 9.

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des yeux de son âme et tel qu'elle le voulait, la

Fondatrice plaça à la première page des Consti-

tutions le but où elle conviait toutes celles qui se sentiraient appelées :

“La petite Société de Marie-Réparatrice se

tant que possible, avec le

outrages faits à la divine

usé aux hommes par le

n cela à marcher sur les

se Vierge Marie, qui a été

la réparation du genre

Christ, seul vrai Ré-

2. Valentine Riant. Notes et Souvenirs, par le P. G. Longhaye, Avant-propos.

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D'autre part, il s’est formé, à travers les âges, des œuvres de réparation, privées ou publiques, adorations réparatrices, messes, communions réparatrices, prières et pénitences réparatrices. Le besoin de réparer surtout les Outrages commis envers la divine Eucharistie a suscité dans les cœurs catholiques des dévouements innombrables, et a conduit l'Eglise elle-même à l’institution de la fête et des Processions du Corpus Christi, Alors l'Eglise catholique répare, autant qu’il est en elle, pour tous ses enfants. Mais ces satisfactions, ces expiations, ces réparations, ou bien ne sont que d’un jour, ou bien n’ont en vue qu’une sorte d'outrages. Ne fallait-il pas, si j'ose ainsi dire, qu'il y eût une société engagée par vœu à la Réparation permanente et incessante de tous les outrages commis sans cesse, nuit et jour ? Société de Réparation pour les âmes éloignées de Dieu ? Société qui continuât auprès de Jésus, toujours présent et délaissé parmi nous, la vie aimante, vigilante, priante, agissante de Marie ? Cette Société, c’est Marie-Réparatrice.

Limitation de Marie et l'union avec Marie, Mère de Dieu et toujours vierge, pour la Réparation,est nécessairement la marque distinctive d’un Institut né le jour de l’Immaculée Conception 1854. Ce jour-là, nous l'avons vu plus haut, Marie Immaculée daigna témoigner à la fondatrice le désir de se voir remplacée sur la terre par des âmes qui auraient Dour son divin Fils une tendresse et un respect tout spécial. Et, dans tous les écrits qu’elle a laissés à ses filles, la Mère. Marie de Jésus insiste sur ce devoir et sur l’es-

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prit de cette mission glorieuse et privilégiée. “La pensée qui doit dominer toute notre vie est celle-ci : remplacer Marie auprès de Jésus (autant que Marie peut être remplacée auprès de Jésus), par notre amour, nos soins assidus de tous les jours, de tous les instants; par nos adorations, nos hommages, notre respect — Marie avec son cœur de mère, non seulement aimant Jésus, mais cherchant encore à le faire aimer, adorer et servir,”

C’est par Marie que doivent monter vers Jésus toutes les intentions et actions des Réparatrices ; c'est elle qui les purifiera et les présentera au Sauveur.

“A Marie Immaculée d’être la Mère et la protectrice de cette petite congrégation. >

“A cette Mère’sans tache de purifier tous les actes de foi, d’adoration et d'amour, que chaque âme offrira à Jésus. €

“A elle de disposer le Cœur de son Fils à la miséricorde, pour qu’il daigne recevoir comme Réparation ce que lui sera offert avec amour1.”

De là .cet article 2 du pian abrégé de la Société: “La vie de Marie sur la terre fut toute d’humilité et de recueillement, de travail et de prière, d’immolation et de charité; chacun de ses actes, comme tous les mouvements de son cœur, concouraït à rendre sans cesse à Dieu un culte parfait d’adoration et d'amour, et à attirer ses miséricordes en faveur des âmes rachetées par le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, C’est ainsi qu’elle s’unissait à son divin Fils et coopérait &1: (Premier écrif de ia Mèré Foñdatrice sur son Œuvre.

PRÉ A e

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avec Lui à l'Œuvre de la Réparation. Reproduire autant que possible cette vie de la très sainte Vierge, tout faire avec elle, et dans les mêmes vues, la prenant particulièrement pour Mère et pour Souveraine, pour Modèle et pour Protectrice, c’est tout le plan de la Société de Marie- = Réparatrice.”

Les Réparatrices doivent avoir l'esprit apostolique de Marie.

“Marie, après la mort de son divin Fils, aidait les apôtres à attirer toutes les âmes à Jésus.

“Elle aimait les ap ‘es, qui avaient été les compagnons de son Jésus, ses amis dévoués, auxquels il avait dit d’aller prêcher son nom et redire son amour pour la terre.

- “Marie priait avec eux et pour eux!1.”

Les Réparatrices doivent imiter le courage intrépide de Marie, son esprit de générosité, sincère et active, joyeuse et forte: “I faut donc des âmes que la souffrance n’abatte pas, ne décourage pas, ne mette pas à terre, qui sachent rester debout au pied de la croix, avec Marie, notre Mère.”

Cette maxime résume bien la belle lettre de Marie de Jésus sur l'esprit qui doit animer les religieuses de la Société, et une autre exhortation vigoureuse touchant l'Esprit intérieur des Réparatrices. Mais nulle part, mieux que dans son premier écrit sur l'Œuvre, elle n’a condensé et traduit en formules brèves, fermes, énergiques, ce qu'elle entend par l'esprit intérieur d’une véritable’ Réparatrice, . Cueillons-en quelques-unes;

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