‹ La Société de Marie-Réparatrice [microforme]Chapitre 6 sur 21 · MERE MARIE DE JESUS · texte numérisé non relu

MERE MARIE DE JESUS

La seule consolation de la pieuse veuve était la communion de chaque jour. Son confesseur, le P. Bossaert, recteur du collège de Liége, lui accorda cette faveur, au lendemain du sacrifice qui avait pour jamais attaché à Dieu cette âme brisée et invincible,

‘ D’autres peines et afflictions l’attendaient, On disait autour d'elle que ses’ communions quotidiennes achevaient de la tuer; on devinait ses aspirations vers le couvent et l’on ‘prenait à tâche de les lui faire oublier. Ce qui déchirait surtout son cœur, c’est que ses enfants euxmêmes soupçonnaient leur mère de vouloir les quitter pour s’enfermer dans un cloître. Un soir, Mme d’Hooghvorst lisait la Vie de Mme Acarie, devenue, dans l’Ordre du Carmel, la bienheureuse Marie de l’Incarnation. Son fils aîné Adrien entra ; il avait alors dix ans. Adrien regarda le livre. -

+ —Maman, que lisez-vous ?

.—La Vie d'une sainte dame qui. s’est. faite carmélite,. - . . ;

À cette-réponse Adrien fondit en larmes.

Maman, vous aussi, vous pensez à vous faire religieuse ét à nous laisser! :

ait

ui

en état de recevoir la sai

n'avait rien qui .pût :le troubler Paraître devant son juge, récitait journellement. Jes prières d

Mère Marie de Jésus

voulurent en Savoir la caus

Conta ; et tous les quatre, serrés autour de leur mère, mélèrent leurs Sanglots.

s deuils se multipliaient pour Mme d’Hoogh- Vorst et la détachaient de Plus en plus d’un monde où la mort vient si vite. Le T4 Septembre 1850, la comtesse d'Oultremont, saintement préparée et assistée par sn fille, rendait son âme à Dieu ; .€t dans la chambre voisine, le comte d'Ouitremont, était à ce moment-là même, presque réduit à i 1851, il voulut emander un peu i

de force au ciel d'Italie: mais il dut s’arrêter à Florence, son état d’épui

ramena son père en B infinis. M

nte communion.

‘Du reste, ce dévoué serviteur de la papauté à l'heure de Depuis. vingt'ans, il es agonisants répondre sur son lit ffet sans se tromper

pa: |

La Fondatrice et Les Origines

d’une syllabe. Puis, tout d’un coup: ‘ sainte Vierge”, ce que sa fille

divine Mère présente à ses dernières souffrances.

Le matin du 4 août 1851, ses souffrance cessé, i i

‘Je vois la s'écria-t-il, et il Parut étonné de

a seule conne chapelle, Notre-Seigneur venait ainsi remplacer Lui-même auprès d’elle

chez son oncle Bauffe, près de Brugelette, lorsque le P. Petit, alors ministre, puis bientôt recte::r de ce collège, y vint comme par hasard, mais en effet amené là par une miséricordieuse disposition de la. Providence. Dès cette Première entrevue, et après "Hooghvorst vit qu’elle était comprise et que, dans la voie de la Réparation, où la grâce l’attirait si fortement, elle aurait désormais un guide.

La baronne avait, comme elle l'avoue, faim et soif de recueillement, de solitude, d’existence

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cachée en Dieu. Jusque-1à bonnes Œuvres tout le temps qu É :

Il écrivit, il agit, il fit agir, pour Sarder en son diocèse cette chrétienne modèle,

Onella, revint aussi à Ja charge, tenir. Mme d'Hooghvorst était dé

une paix intime, joyeuse, venant de | qu’elle agissait selon le bon Plaisir d

ailleurs, un évènement important

, et qui offre toutes le

S Marques d’une grâce singulière,

nn TT |

26 ‘ La Fondatrice et les Origines

la tribune de la chapelle, au château de Bauffe, chez M. le baron de Sécus. |

Ici, nous n'avons qu’à transcrire. Son récit est sans doute la plus belle page de ses mémoires, comme cette journée fut pour elle, de toutes ses journées la plus lumineuse, la plus décisive.

“ La pensée qu’une gloire nouvelle allait entourer ma bien-aimée Mère mit dans mon âme un je ne sais quoi de si suave, de si doux, et cette bonne Mère établit tout mon être dans un si grand repos, qu’on eût dit qu’elle voulait me révéler, en même temps que sa gloire, quelque mystère de son cœur.”

“J'oubliai complètement où je me trouvais, et si j'étais à genoux ou assise; et ce ne fut qu’en revenant à mon état habituel, que je m’aperçus que j'étais à genoux. À cet instant midi sonna.

“Pendant ce temps, il me sembla que Marie m'avait donné une petite place dans le ciel, pour m'y faire jouir de sa gloire.

“Je vis cette divine Mère (quand je dis je vis, je rapporie simplement les images qui ont frappé les yeux de mon âme, et qui me restent très présentes) couronnée en même temps par la sainte Trinité comme Reine, comme Vierge et comme Mère.

“...Je demandai à Marie dé me dire cé qu’elle voulait de moi pour son divin Fils et pour elle.

“Elle me dit alors que le désir de son cœur était -celui-ci,: et qu’elle mé serait reconnaissante de le réaliser. Elle me fit rémarquer que Jésus, en remontant au ciel, n’avait pas quitté la terre: qu’il n’en était pas de même pour elle et que son

tant de preuves de sa tendresse.

“Je promis tout à Marie :

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cœur de mère souffra l'entourer et le fair

“Puis, avec ce cœur de mère et qui fait disparaitre toutes les

“Ensuite, cette bonne Mère, avec sion de supplication (si j i terme) que je n’oublierai jamais, me dit que mon evait la comprendre, et qu’elle comptait trouver en moi assez d'amour pour en. donner à son Fils bien-aimé, qui m'avait donné

À l'heure où la parole inf arie Immaculée, Marie don

aillible proclamait nait à l’Église une

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