‹ La Société de St-Vincent de Paul, statistique universelle de ses aumônes [microforme]Chapitre 7 sur 19 · PAR CS · texte numérisé non relu

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Paul dans le monde entier.

“en France, 4,083,662,

“sur recettes de $137,069.68 ;—les 214,

St. Vincent de Paul infiniment plus cher que partout ailleurs.

mfficacité.

© niaire évaluée à un peu moins de dix francs ($2.00). 0 d'économie.

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" 2° Que l'on s'efforce d'en fonder population est assez considérable ;

» 3° Que les jeune: gens instruits, pour qui la société a été surtoat fondée, se fassent un devoir d'en devenir les membres,

aussi dans les paroisses de la campagne où la

! Quant à l'établissement de l'Œuvre À Paris et sa diffusion à l'étranger, » spectacle en est admirable, Ainsi, en 1833, sef{ membres et we con- Mérence ; deux mois apres ils étaient 15, deux ans après ils étaient 100, ringt ans après ils étaient 2,000 ; ils sont aujourd'hui 3,000 à Paris, 1,000 en France, et 25,000 par tout l'univers.

Voilà pour la A.rmanence et la vitalité de la Société de St. Vincent de Jamais, en regard d’un tel recensement, l'idée fttachée an vieux mot ca/holique n'est mieux demeurée traduite que par et autre immortel qualificatif, personnel à l'Eglise même : wurrersel ! A Québec seulement, et dans une période relativement courte 33 années), 72,010 pauvres (effectif supérieur à celui de la population “ie Québec la plus dense) ont été secourus par cette institution excel- Jemment philanthropique. En Canada, dans les 23 villes où ses confé- Wrences fonctionnent en permanence, la nême institution en a rassasié

214,837. À Paris, de 1833 à 1878 (46 ans), 983,539 pauvres assistés ; (plus que la population du Canada) et par tout M'univers 7r 073,004 pauvres secourus ; voilà pour la preuve de son Il n'est point de commentaires qui tiennent à la face de cette “blouissante statistique. Ve /wmbug américain est distancé, y compris les journaux à réclame, par l'humilité de St, Vincent de Paul,

Et les 72,010 pauvres de Québec ont été assistés avec $r29,327.06 337 mendiants du Canada avec 2,148,378.00 francs ($429,675.60), sur recettes de 2,373.490.54 francs 1($474. 698.54) ;—les 983,539 pauvres de Paris avec 9,835,393.46 francs

0($1,967.078. al sur recettes de 11 ,571,196.63 francs ($2,314,239.32) ; -—les 4,083,052 pauvres de France avec 46,836,525.61 francs ($9,367, 3065.12), sur ets de 56,099,973.08 francs ($rx, 210,094. 79) ;--enfin es 11,073.064 pauvres, favoris de la Société de St. Vincent de Paul par out l’univers,ont eu du pain avec 110,730,6 de 16 francs ($22,147,328.23) sur recettes de 1209,373,350.80 francs “(g2e 874,07 1.96). Qui plus est, en rapprochant du total des personnes assistées à Québec comme à Paris, en Canada comme en France, en France tout aussi bien qu ‘en

pays étrangers, en rapprochant, dis-je, du total de ces personnes nécesst- À teuses celui de la dépense encourue pour leur soulagement, il sera facile

de se convaincre que chacun de ces pauvres n’a coûté à sa conférence respective (en secours zmmédiats bien entendu) 2 ‘une bagatelle pécu- Voilà pour lesprrt

Il convient d'ajouter ici, que le pauvre, en Canada, coûte à la Société I lu faut ajouter à son budget une allocation formidable pour rencontrer, aux dépenses, l’item du bois de chauffage. La rigueur incorrigible de nos hivers nous fait hélas ! augurer la statistique redoutable de nos déboursés encourus à chauffer les pauvres. Ainsi, en 1854, les conférences françaises de Québec achetaient pour $807.85 de bois ;—en 1860, 403 cordes de bois : en 1864, pour $1004.00 ; en 1871, pour $1058.11;—en

187z pour $1375.63 :—en 1873, date guère éloignée, pour $r1760.9g. La dépense régulière annuelle que cette article entraine s’estime à 1x moitié des recettes. Cette moyen, toute alarmante qu'elle soit, n’en est pas moins l’expression exacte de la vérité.

De cette multitude affamée, (les 72,010 pauvres de Québec) 42,990 sont des enfants, et de ces 42,990 enfants, 6,213 sont orphelins. De même que des 29,020 adultes, 3,208 sont de pauvres veuves abandc dées. “ Ce qui prouve, suivant une remarque très judicieuse insérée au ‘# Rapport du Conseil Supérieur du Canada pour l’année 1879, que “les conférences ont à cœur de ne porter secours qu’à la classe des “ indigents les plus délaissés, celle des familles privées de leur chef.” Voilà qui établit, sans réplique, chez les directeurs de l'Œuvre, une expérience éclairée, acquise avec l'habitude journalière des nécessités les plus urgentes de la vie. Le discernement merveilleux qu’ils apportent dans le choix des pauvres et la répartition des secours paraîtra sans doute anormale à quiconque oserait comparer les moyens de ces hommes dévoués aux proportions gigantesques de la tâche accomplie. Mais l’étonnement de ceux-là ne prouverait qu’une chose : ce serait que ceux-ci ont eu la Providence pour sagesse. De miènic que le travail ne se compare pas à l'outil, la statue, pour demeurer chef-d'œuvre, ne doit pas nécessairement revêtir la taille mesquine du sculpteur. Et ici la vérité comporte l'inverse de cette image. Car Dieu, à l'atelier de Vincent de Paul, comme à ses conférences, à ses réfectoires, à ses patronages est demeuré le divin Artiste. Si fidèlement qu'il réfiè.: entre les mains du Statuaire, dans l’harmonie de ses lignes, la beauté du Grand Modèle, le bloc de granit, tout colossal que vous le fassiez, ne sera jamais rien qu’un escabeau, qu'un marche-pied près le trône ‘du Maitre.

Telles sont les œuvres de la Société de Saint-Vincent de Paul. Et me contraindrez-vous, maintenant, à vous la démontrer bienfaisante ? Je ne produirais à l'appui de ma preuve (si j'en étais réduit à argumenter) qu'une seule de ses institutions secondaires, la plus touchante de ses industries charitables comme la plus aimée du peuple et de notre ville Patronage (1 ) (fondé en 1861). 2632 enfants catéchisés, quels secours, quelles espérances pour l Eglise ; ; 2632 enfants instruits, quel service et quelle garantie pour la société ! Jésus- Christ vêtu dans la personne de ces 2632 pauvres, Jésus-Christ nourri à la table d'école du Patronage dans la personne de ces 360 petits affamés de l'ŒÆuvre du Réfectoire, quels trésors de miséricorde amasses, et quelles richesses de bénédictions mises en réserve ou gardées en perspective des formidables rétributions de l'avenir ! J'avais faim et vous m'avez donné à manger, J'avais soif et vous m'avez donné à boire, (2) j'étais nu et vous m'avez

(1) Cette institution, consacrée à l’ éducation des Benjamins dela classe indigente, trahit son origine par son caractère de générosité, A la manière des sources vives elle jaillit du cœur d'un saint prêtre du Séminaire, amant passionné de la jeunesse.

Il convient d'ajouter aussi que les jeunes gens, de leur part, n’ont pas oublié Le bienfaiteur.

(2) Les 11,073,664 pauvres de la Société de St-Vincent de Paul.

, Pour $r1760.99.

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vêtu, (1) j'étais malade (2) et vous m'avez visité, j'étais prisonnier, (3) « gous m'avez consolé ;” vous avez rempli ce devoir vis-à-vis de Moi avec une rigoureuse exactitude. ”

“ Laissez-venir à moi les petits enfants, ”” disait encore le Maitre. Et voici que le Patronage réalise au pied de la lettre l'esprit de ce mot adorable. Plus que cela, Vincent de Paul a voulu les condui”: à Lui comme par la main, et ce sera, au dernier jour, le plus inestimable de ses mérites que d’avoir présenté à ce divin Maitre les 674 premières communions ferventes des écoliers de son Patronage.

Je laisse aux amateurs du gere bizarre le choix ‘es commentaires sur l’étrangeté de cette statistique: 674 communtio ï viatiques, 674 premières cmmumions. Est-ce significative coïncidence ou fantaisie capricieuse du hasard ? A ces messieurs de répondre.

Et croyez-vous jamais que la Société de St. Vincent de Paul s’enor-

eillisse de ces succès ? Voici ce qu’écrivait, à la date du 6 Juin 1851, ‘M. Adoiphe Baudon, Président Général de la Société de St. Vincent de Paul à Paris, au Président de la première conférence de Toronto.

‘Ne perdons jamais de vue la sainte vertu de l'humilité. C'était la vertu favorite “* de Saint Viacent de Paul, celle sur laquelle il a basé toutes ses admirables institu-

“tions. Sans elle toute œuvre humaine n’est pas de longue durée : par application * de cette pensée, ne cherchons jamais à attirer sur nous les regards et les louanges “° des hommes, ne nous affligeons pas si nous ne sommes qu’un petit nombre et ne “€ travaillons pas avec empressement, avec trouble et précipitation à nous multiplier

‘“en dehors des voies de la Providence. ‘ N'enjambons pas sur ses desseins.”” comme “< disait St. Vincent de Paul, ef ee nous portera.”

Voici maintenant, à 29 années d'intervalle, ce que le même homme, M. Baudon, toujours Président Général, m'’écrivait en réponse à l’une de mes lettres lui demandant des statistiques.

Paris, 3 Mai 1880.

Monsieur,

En réponse à votre lettre du 8 Avril dernier, j'ai l’honneur de vous retourner les deux feuilles de tableaux statistiques, ainsi que les deux feuilles du Questionnaire que vous nous aviez adressées.

Vous allez éprouver une grande déception en voyant combien peu nous vous fournissons de renseignements et combien de vos questions restent sans réponses ; mais la Société de St. Vincent de Paul ne s’est jamais beaucoup occupée de Statistiques. Elle ne demande aux Conférences que le strict nécessaire pour assurer la benne tenue des écritures : c’est-à-dire, l’ordre et l'intelligence dans la répartition des sommes recueillies pour les pauvres ; elle n’a jamais eu l’idée, »1i4e temps, de grouper ces éléments divers pour en tirer des moyennes, et faire des combinaisons, très intéres- #untes au point de vue économique, mais peu utiles au point de vue charitable.

Les Conférences s'efforcent de faire le plus de bien possible, mais travaillant pour Dieu et non pour les hommes, elles n’ont qu'un médiocre souci d'enregistrer érès exactement les résultats obtenus. Elles savent bien qu'il est un livre où rien ne sera oublié, où tout sera inscrit sans la moindre, erreur ; elles tâchent donc d'augmenter leur compte dans ce Livre de Vie, et ne songent guère à tâcher d'en cornaîrre la balance,

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(1). Les 2,632 écoliers du patronage, (2). Les 105,843 malades visités par nos Sœurs de la Charité à Québec.

(3). Les 50 enfants de l’Hospice St. Charles, (Ecole de la Réforme), dirigé par

nos Religieuses du Bon Pasteur.

Si le Conseil Général n'en fait point davantage pour tout l'ensemble de Société c'est qu'il lui faudrait un ou deux agents spéciaux uniquement consacrés ce travail. Ces agents, il faudrait les payer, et enlever ainsi aux pauvres quelqu: billets de mille francs dont ils ont grand besoin.

Ne déployez donc pas trop, Monsieur, noire impuissance à vous satisfaire. T ne mettant pas la Société de St. Vincent de Paul au premier rauz dans vou travail, vous ne causerez aucune peine à notre St. Patron, qui, bien au contrain vous eût, de son vivant, et si vous Jui eussiez adressé à lui-même votre questio naire, supplié à genoux de ne parler qu’en dernier lieu, et Ie moins possible, de ] et de sa “* petite Compagnie.

Veuillez agréer, monsieur, l'expression de mes sentiments d'affectueux dévou: ment.

AD. FAUDON.

€ Président de la Société.”

Trente ans d’humilité pour l'avenir répondent. Proportion gardée, Québec, membre de la Société de St. Vincent «

Paul, tient-il près de Paris, son collègue, un rang honorable ? La répons,

À cette curiosité se réduit à une simple contparaison arithmétique. L population actuelle de notre ville s'élève à 60,000 habitants; de « nombre 10,000 protestants de toutes erreurs, anglicans, méthodistes ritualistes et autres, qu'il nous faut soustraire du total. {fl nous rest donc un chiffre rond de 50,000. Or 50,000 vis-à-vis de 2,000,000 (popu lation actuelle de Paris) est un quarantième. Paris doit donc avoir con tribué dans les aumônes de la Société de St. Vincent de Paul garant fois plus que Québec. Or, il appert, par la statistique, que Paris n! fourni que dix-sept fois plus que Québec (QUÉBEC, 685,345.68 francs PARIS, 11,571,196.63 francs) Québec a donc, en réalité, donné 77»6 trois fois plus que Paris. Mieux que cela : Paris, en 46 ans, (1833-1878 recueille 11,571,196.63 francs, et Québec, en 33 ans, (1847-1879) donn: 685,345.08 frs. Il a donc à son mérite une nouvelle différence de 1; ans, Donc, proportion gardée de temps et de population, Québec rapporté à la Société de St. Vincent de Paul 36 fois plus d'argent qu Paris.

Pour un laps de temps égal, et dans une même disproportion numér! que, Québec conserve, vis-à-vis de la Puissance du Canada, sa glorieus prépondé ance sur Paris. Encore, l'avantage remporté semble-t-11 plus complet. Ainsi Québec catholique (50,000 hs.) paie à la Société de Si Vincent de Paul, dont il est le membre æc/if par excellence, une contri bution de 685,345.68 francs. Par contre, le Canada catholique (2,000, 000 d'habitants) a contribué pour 2,373,490.54 francs de recettes. 1 n'a donné que #0f$ Jors el demr plus que Québec, quand il aurait dû con tribuer pour 40 fois plus. Québec à donc fourni #rente-séx fois et der plus que le Canada catholique réuni.

L'on remarquera dans ce parallele de générosité entre Québec, Pari et le Canada, que je n'ai point fait figurer au budget de ( nidbe les ($24. 921.89) (124,605.89 frs.) de recettes collectées pour l'Œuvre du Patro nage, Le triomphe de mon candidat m'a paru si facile à assurer que &« serait licheté de ma part de faire manœuvrer es réserves à l'appis d'une armée qui n'a qu'à se compter pour vaincre. N’abusons pas de | Vic toire,

Paris a gardé sur la France la préséance de Québec sur lui, Ainsi France catholique (36,000,000 d'habitants) a réalisé pour la Société

LA em WA ct D A 14 me À FE

tout l'ensemble de Wiquement consacrées aux pauvres quelqu

e à vous satisfaire, I nier rauz dans vot qui, bien au contrair:

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