Élie Lacoste. 44 Tome V
690 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [14 mars 1794]
mande que la Société noninie une Commission particulière, pour vérifier quelles sont les Sociétés qui ont renoncé à Taffiliation avant le 31 mai, et celles formées depuis cette époque, pour en faire un rapport à la Société, qui les épurera. D'autres demandent la suspension de toutes les affiliations. Celte dernière proposition est combattue. La discussion continue, et un membre ' propose que la Société arrête qu'elle n'accordera plus à l'avenir l'affiliation à aucune Société formée postérieurement au 31 mai dernier, et qu'elle la retirera à toutes celles qui, n'existant que depuis deux ans, ont interrompu leurs travaux dans les temps critiques de la Révolution.
Un autre membre -, en appuyant cette proposition, demande que la Société ordonne à son Comité de correspondance d'écrire aux Sociétés fidèles et anciennement affiliées pour avoir les renseignements nécessaires sur les nouvelles Sociétés affiliées et former un tableau de toutes celles qui n'ont pas varié depuis 1789, pour les consulter dans l'occasion.
La Société ferme la discussion. Le Président met aux voix ces deux propositions, et elles sont adoptées à l'unanimité.
Un membre^ demande que l'arrêté que la Société vient de prendre soit applicable aux Sociétés qui, formées depuis le 31 mai, auraient déjà obtenu l'affiliation. Un membre'' combat cette proposition; mais, après avoir entendu les raisons fortes et éloquentes de plusieurs membres qui en prouvent la justice et l'utilité, il l'adopte, et la Société arrête qu'elle retire l'affiliation à toutes les Sociétés dont la formation ne remonte pas au-delà du 31 mai dernier, et que, conformément à son précédent arrêté, elle procédera à l'épuration de toutes ces Sociétés qui lui sont affiliées.
Un membre *, après avoir fait sentir les inconvénients des Sociétés sectionnaires, particulièrement dans Paris, demande que, cette épuration étant faite, la Société déclare qu'elle ne reconnaît plus de Sociétés sectionnaires, mais seulement des Sociétés générales, où tous les citoyens sont admis indistinctement. La Société adopte cette proposition.
Un autre membre^ demande que, pour déjouer la malveillance, et remplir mieux le but de la multitude des Sociétés, le Comidé de correspondance écrive à toutes les anciennes Sociétés, pour les inviter à