Couthon
former, chacune dans son sein, un Comité crinslrucLion publique, pour répandre les lumières autour d'elles, particulièrement dans les campagnes. Cette proposition est adoptée. Pour extrait conforme.
TqIs sont. Frères et Amis, les divers arrêtés dont nous avons cru devoir vous donner connaissance. Ils ne pourront déplaire qu'aux hommes faibles, ignorants ou malintentionnés. Quant aux hommes purs et vertueux, ils nous sauront gré d'une sévérité qui n'est que justice. Comptez sur nos sentiments invariables de fraternité et d'amitié.
Les membres du Comité de correspondance : T. Rousseau, archiviste; UouiiiEK ; Vivier; Kie.nlin ; Tobiesex ; Priqueler ; P.-L.-Ath. Veau, président.
Paris, ce 24 ventôse, an deuxième de la République une et indivisible.
Observations aux Sociétés affiliées correspondantes.
Nous invitons les Sociétés affiliées à prendre dans la plus grande considération les observations suivantes :
1" Nous les engageons à nous envoyer par duplicata et même par Iriplicata les dénonciations et réclamations qu'elles nous chargent de faire passer, soit aux Comités de la Convention, soit aux ministres ou agents de la République ;
2° D'avoir grand soin de toujours nous indiquer l'ancienne et nouvelle dénomination de leurs Communes, avec le nom du département et du district; précaution sans laquelle les lettres courent risque de ne pas parvenir ;
3° C'est [sic) de nous adresser simplement sous bande les factums, mémoires, proclamations et jugements imprimés, qui ne payent, pour le transport par la poste, qu'à raison d'un sol la feuille, au lieu que, sous une enveloppe, la même feuille revient à plus de douze sols, ce qui nous écrase en frais inutiles. Ménageons le pécule du peuple; c'est le fruit de ses pénibles travaux et de ses sueurs. Nous recevons toujours avec reconnaissance tout ce que nos frères des déparlements nous adresseront; nous les prions seulement, puisqu'il existe deux manières légales de nous faire parvenir les imprimés, de prendre la moins dispendieuse.
692 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [10 mars 1794]
PRÉSIDENCE DE CUARLES DUVAL
[Lecture de la correspondance. — La Société 'populaire et républicaine (VÉtain [Meuse) annonce qu'elle résistera aux envahisseurs jusqu'à la mort de ses membres. — La Société de Cherbourg écrit qu'elle a soumis les noms de ceux qui demandent des secours à la censure de ses membres et à celle de tous les sans-culottes de la Commune : par ce moyen, les hypocrites ont été démasqués*. — La Société populaire de Brest fait passer une adresse qu'elle a envoyée à la Convention, pour la féliciter de l'établissement du gouvernement révolutionnaire. « Cette constitution a plu, dit-elle, surtout aux sans-culottes et aux vrais républicains ; mais ce qui fait encore l'objet de leurs vœux, c'est que les mesures révolutionnaires ne se ralentissent pas ; c'est un ressort qui doit rester tendu tant qu'il existera des malveillants, des modérés, des fédéralistes et des égoïstes. Ce qui fait l'objet de leurs vœux*, c'est que la Convention nationale reste à son poste jusqu'à la fin de la guerre contre les tyrans coalisés; c'est que la Convention n'accorde la paix qu'aux peuples, et non aux rois. Guerre! guerre! tant que ces monstres existeront! il faut que la République française s'élève au milieu des ruines des trônes, comme une colonne majestueuse et inabordable. » — Un officier du 36'^ régiment, faisant partie de l'armée du Nord, écrit en date du 20 de ce mois que les trois cent cinquante sans-culottes du 4« bataillon de la première réquisition de Paris veulent être toujours aux postes avancés. Ils demandent à passer la Sambre. [Applaudissements réitérés.)]'
Couthon prend la parole pour rendre compte de ce qui s'est passé aujourd'hui à la Convention. Il annonce que les preuves arrivent en foule au Comité de salut public sur l'existence de la conjuration qui a été dévoilée ces jours derniers. Il fait part que le projet des conspirateurs était d'amener l'abondance dans Paris après la réussite de iCur complot, afin de faire croire au peuple que ses malheurs venaient de la mauvaise administration du Comité de salut public et des autorités constituées qui ont le plus mérité la confiance du peuple. Il entre dans quelques détails sur le rapport qui a été fait à la Convention sur la conspiration de Chabot, Basire, Fabre d"Églantine, Julien (de Toulouse) et Delaunay (d'Angers), et sur le décret qui les accuse et les renvoie au Tribunal révolutionnaire. « Je
1. Ce début et les dernières lignes du discours de Robespierre qui termine cette séance sont extraits du Journal de la Montagne.