Ce citoyen est appelé plus bas, p. 27o, Loubet
.3. Dans sa séance du 2i juin 1793, la Convention reçut une dépulation des « patriotes opprimés » de Toulouse, qui dénonça les autorités constituées de cette ville. I.a Convention les manda à sa barre. \'oir le Moniteur, t. XVI, p. 737.
[23 luiN 1793] SOCIÉTÉ DES JACOBLNS 273
[Duprat demande que la Société envoie une députation au Comité de salut public j)0ur lui demander d'expédier sur le champ un courrier à Avignon, afin d'ordonner à la municipalité de cette ville de i)rendre parti contre les Marseillais. La proposition est adoptée : les commissaires sont Saintex, (iaillard, Blanchct et Terrasson. — Une députation de la ville de Xanfes annonce qu'elle vient présenter à la Convention une demande de secours contre les rebelles. La Société nomme quatre commissaires pour accompagner cette députation dans les quarante-huit sections de Paris. — .Vprès la lecture d'une lettre de Tours, datée du 22 juin, la Société arrête qu'elle enverra une députation ])Our demander au Comité de salut public la mise en accusation de Carra, qui, au lieu de diriger la résistance contre les rebelles, s'occupe d'organiser une force départementale à Mort et prend ainsi part à la rébellion fédéraliste.]
Une députation de la Société des Cordeliers esl admise et communique un projet d'adresse à la Convention.
En voici la substance :
« Chassez les nobles de toutes les places civiles et militaires. Jamais nos soldais ne marcheront à la victoire sous des généraux ennemis de la liberté. Ecoutez le voeu du souverain. Tandis que les maisons des riches sont transformées en arsenaux et en magasins de grains, le peuple manque d'armes et de subsistances; des nobles l'ont égorger les patriotes, etc.
« Faites décréter le renouvellement de tous les états-majors; obtenez surtout un décret qui consacre ce grand principe, que les subsistances sont la propriété du peuple ; un décret de mort contre tous les accapareurs ; l'organisation dune armée révolutionnaire de tous les sans-culottes de Paris. »
La Société adhère à ces propositions et applaudit au zèle de la Société des Cordeliers.
La Société arrête ensuite, sur la proposition de Laveaux, que la députation chargée de demander le décret d'accusation contre Carra demandera en même temps la destitution de Custine.
La séance a été levée à onze heures.
PRÉSIDENCE DE DAVID
[Lecture de la correspondance. — La Société de Montauban dénonce un royaliste. — Les citoyens libres de Tarbes protestent contre l'adresse conlre- TOME V. 18
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révolutionnaire envoyée par leur (lé|tai'lenientà la Convention. — La Société de Limoges annonce qu'elle a rayé île la liste de ses membres tous les députés du côté droit qui y figuraient. Elle approuve la conduite de Paris et reproche aux départements fédéralistes de vouloir ajouter un zéro au nombre des tètes que Marat demandait. La Société décide que cette adresse sera imprimée, envoyée aux départements, à la Commune et aux sections de Paris, aux Sociétés affdiées et aux armées, et distribuée aux citoyens des tribunes '. Ferrières est autorisé à payer un supplément aux journalistes patriotes pour Timl)ression de celte lettre. — Mathieu * commence un discours sur les mesures de salut public]
Matiiiel'. — C'est au moment où les malheurs de la patrie sont à leur comble, que tous les bons citoyens doivent payer le tribut de leurs conseils et de leurs lumières. Il n''est plus temps de se faire illusion. L'n génie tutélaire a, jusqu'à ce moment, protégé notre révolution. Ce n'est pas une raison pour se livrer à la sécurité ; on dit de toutes parts : la liberté ne périra pas
Jeanbon Saint-André. — Le temps est précieux, et quand on se présente fraternellement pour présenter des mesures de salut public, on doit parler avec simplicité et franchise, au lieu de débiter des discours académiques.
[Mathieu promet de se résumer et reprend la parole. Plusieurs membres rinterrouipcul.'
Le Président consulte rassemblée pour savoir si l'opinant sera entendu. La première épreuve est douteuse, mais la seconde décide qu'il ne sera pas entendu.
II descend de la tribune.
Legendre. — Il est démontré que le préopinant n'était point à l'ordre du jour^ mais il ne faut pas suspecter ses intentions. Je puis attester que c'est un excellent patriote.
Le citoyen Ferrières annonce que demain, à onze heures, l'adresse des citoyens de Limoges sera imprimée et placardée sur les murs de Paris. [Applaudissements .)
Chabot. — Ce matin une députation est venue dénoncer le département de la Haute-Garonne, siégeant à Toulouse, qui est en contrerévolution ouverte^. Un procès-verbal de Chaudron -Roussau, commissaire de la Convention nationale près les armées des Pyrénées,
1. L'adresse de la Société de Limoges a été imprimée dans le n" 213 de la Correspoîidance. Nous n'en avons pas trouvé de tirage à part.
2. Nous ne savons si c'est Jean-Baptiste-Gharles Mathieu, député de lOise à la Convention, ipii était membre du Couùté de salut public depuis le oû mai. Recueil des actes du Comité de salut public, t. IV. p. 381.