‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 3)Chapitre 1 sur 131 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Le présent volume contient des documents relatifs aux débats du Club des Jacobins depuis le 17 juin 1792 jusqu'au 21 janvier 1793 inclus, c'est-à-dire qu'on y trouvera les éléments de l'histoire du Club pendant la période si agitée et si intéressante oîi l'on vit la chute de la monarchie, rétablissement de la République et le jugement de Louis XVL

Étant obligé de nous borner à un petit nombre de volumes, il ne nous a pas été possible de donner à ce recueil tous les développements qu'il aurait pu comporter. Ainsi, pour les discours imprimés à part, nous nous sommes borné, la plupart du temps, à en signaler l'existence et à en donner le titre exact, avec la cote sous laquelle chacun d'eux figure à la Bibliothèque nationale, et on a déjà vu que nous ne reproduisons plus les pamphlets et autres documents accessoires relatifs aux Jacobins, comme nous l'avions fait au début, pour la période où il n'existait pas encore de compte rendu suivi des séances et où il nous fallait combler cette lacune par d'autres textes de tout genre.

Rappelons au lecteur que nous suivons, pour le récit des débats, le compte rendu du journal qui, changeant de titre en même temps que la Société changeait de nom, s'appela tour à tour Journal des Débals et de la Correspondance de la Société des amis de la constitution, séante aux Jacobins, à Paris; puis Journal des Débats et de la Correspondance de la Société des Jacobins, amis de V égalité et de la liberté, séante aux Jacobins, à Paris.

Dans l'introduction placée en tète du premier volume, pages cxi à exvii, nous avons donné une description bibliographique de cette feuille, qui, depuis le l"juin 1791, forme l'élément principal de notre

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recueil. — On sait qu'elle était officielle pour la correspondance, et seulement officieuse pour les débats.

Les limites qui nous été fixées ne nous ont pas permis de reproduire intégralement les comptes rendus de co journal, que nous désignons couramment sous le nom de Journal des Jacobins. Nous abrégeons, en forme d'analyses placées entre crochets et imprimées en plus petits caractères, les parties les moins intéressantes de ces comptes rendus. Nous croyons pouvoir dire que ces analyses ne priveront l'historien d'aucun renseignement essentiel : elles portent principalement sur les pétitions, les adresses, les nouvelles diverses et les longs discours, surtout ceux qui ont été imprimés à part sur l'ordre de la Société, et dont, en ce cas, nous avons eu soin d'indiquer le titre exact, avec l'indication de la cote de la Bibliothèque nationale. Tout ce qui peut faire connaître dans ses traits essentiels l'activité du Club des Jacobins, nous l'avons donné avec la plus stricte impartialité, et jamais l'idée de louer ou de dénigrer la célèbre Société ne nous a inspiré aucun des moyens que nous avons dû mettre en œuvre afin de réduire un texte trop étendu pour notre cadre.

Comme nous l'avons déjà dit dans l'introduction, nous ne reproduisons pas la correspondance de la Société, non pas que nous en méconnaissions l'intérêt, mais parce que la place nous manque. Nous ne donnons, soit intégralement, soit en forme d'analyses, que les lettres à propos desquelles un débat s'engage.

On l'a déjà vu, mais nous tenons aie répéter ici pour éviter tout malentendu, ces comptes rendus du Journal des Jacobins sont parfois incomplets, souvent incorrects, toujours mal imprimés. Les noms de lieux et de personnes s'y trouvent en plus d'un endroit défigurés au point qu'il nous a parfois été impossible de les identifier. Enfin, à partir du mois de décembre 1792, le rédacteur en chef, Deflers, se laissa aller à faire, en quelques circonstances, la caricature plutôt que le tableau des séances de la Société, et celle-ci désavoua hautement ce journal par ses arrêtés des 21 et 30 décembre 1792. Mais, pendant quelque temps encore, le Journal des Jacobins, malgré les velléités de persiflage ironique qu'on y remarque, sera le moniteur le plus détaillé et le plus complet des séances du Club, et il faudra bien, faute de mieux, prendre ces comptes rendus pour base de notre recueil. Les feuilles girondines, comme le Patriote français, donnent plutôt des satires que des comptes rendus, et c'est à peine si, pour la période qui forme l'objet de ce tome IV, nous avons trouvé à glaner quelques détails dans les journaux non hostiles au Club, tels que le Premier journal de la Convention nationale, le Journal du soir et le Créole

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-patriote : les récits que nous ont laissés ces l'eiiilles sont trop souvent écourtés jusqu'à l'insignifiance.

Heureusement que nous avons pu retrouver à peu près toutes les circulaires imprimées et quelques pièces otficielles émanées de la Société, avec de trop courts et de trop rares extraits de son procèsverbal. Nous les donnons en leur lieu et place. La plupart des historiens les avaient négligés ou ignorés. Ces textes authentiques font connaître la véritable politique des Jacobins au moment de la chute de la royauté et de l'établissement de la République.

Nous n'avions pu , au début, fixer d'une manière définitive l'étendue de ce recueil : il comprendra six volumes, avec une table alphabétique des matières.

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