SÉANCE DU VENDREDI 4 JANVIER 1793 L'AN II" DE LA RÉPUBLIQUE
PRÉSIDENCE DE MONESTIER
Après là lecture du procès-verbal et de la correspondance, le Président annonce une lettre d'un chef d'un des bureaux de la guerre; on en donne lecture. Celui qui l'écrit fait le tableau du dcmùment absolu où se trouvent nos armées; il ne croit pas pouvoir mieux s'adresser qu'à la Société pour fournir aux besoins de nos soldats; il compte sur la générosité des Jacobins; il espère qu'ils seront aussi généreux que la Société de Bordeaux, et qu'ils donneront des couvertures aux défenseurs de la patrie.
Un citoyen observe qu'il serait peut-être plus utile de consacrer à l'entretien de nos soldats les sommes considérables que l'on ilestine à la fabrication des nouvelles tribunes. — Cette proposition pai-ait suspecte et est écartée par la question préalable.
Il s'élève une très longue et très ciiaude discussion sur les journalistes.
C... — Qui do vous n'est pas surpris de l'audace du rédaclour du Journal des Débats, que nous avons chassé du temple de hi hbertc' '? Quoi, ce perfide rédacteur, malgré uotre défense formelle, malgré sa publique expulsion, continue toujours son infâme journal! Est-il pos* sible de crmcevoir un homme plus audacieux? Comment ce folliculaire peut-il ('(junaitrc nos discussions et donner quelquefois nos discours tels que nous les avons jirononcés? Ceci est invraisemblable. Ceitendanl, ne serait-il [)as vraisemblable que ce libellisle aurait ici