‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 4)Chapitre 110 sur 187 · Voir la pièce suivante · texte numérisé non relu

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que quelques membres de cette Société ont été accusés d'un grand crime.

Un représentant du peuple', dont les paroles tirent un grand poids de ses fonctions au Comité de sûreté générale, a dénoncé une correspondance de Jacobins avec un Comité d'émigrés en Suisse.

Il faut que les Jacobins, non seulement soient purs, mais encore soient reconnus pour tels. Les Jacobins demandent qu'il soit fait un rapport, afin que les coupables soient punis. (Quelques applaudissement s'élèvent d'une des tribunes.)

Le Président * répond à la députation que c'est à leur amour pour la représentation nationale, à leur soumission à ses lois, que l'on reconnaît les vrais patriotes; que c'est en donnant l'exemple que les Jacobins se rendront, comme par le passé, redoutables aux ennemis de la liberté.

Clauzel. — Les représentants du peuple qui émettent dans cette Assemblée les opinions que leur amour pour la patrie exige d'eux n'en doivent compte qu'à la Convention. Cependant, comme on pourrait, de la pétition présentée à cette barre, induire que le représentant qui a parlé hier a voulu dénoncer toute la Société, il n'est pas inutile d'en dire ici deux mots.

Dans une contrée étrangère, où il y a un ministre de la puissance qui a juré à la République française la plus mortelle haine, ce ministre est convenu avec les Lameth et d'autres émigrés qu'on ne pouvait vaincre la France que par la division. Ils ont dit : « Il faut diviser la Convention, qui est l'effroi des puissances coalisées, d'avec les Sociétés populaires ; il faut faire demander la tête de trois ou quatre cents membres; il faut qu'un homme dise que, si cinq à six hommes avaient autant de courage que lui, les affaires changeraient bientôt; il faut envoj'er à Marseille des émissaires qui la soulèvent. » (Emissaires qui, punis par le glaive de la loi, ont crié : Vive Louis XVII !) N*a-t-on pas vu le président des Jacobins, ce même jour où la Convention prenait des mesures qui ont sauvé le midi, demander l'ajournement de ces mesures? On voudrait bien connaître cette correspondance fidèle, qui instruit le gouvernement des complots liberticides. Vous ne supposerez pas que des scélérats, qui ne manquent ni de talent ni d'esprit, entretiennent nne correspondance avec toute une Société; mais il y a quelques membres payés par Pitt et Cobourg, pour semer le trouble et la discorde, dernier moyen qui reste aux ennemis de la République triomphante.

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