Voir le Moniteur, t. XXII. p
2. Nous reproduisons cette séance d'après le Journal de la Moniar/ne.
cas. En conséquence, il demande que Ton envoie aux autorités constituées une liste supplémentaire à celle qui a déjà été envoyée en vertu de la loi. {Adopté.)
Taillefer, député, écrit de Sarlat qu'il désire ardemment être conservé sur le registre des membres de la Société, aujourd'hui surtout qu'elle est si vivement attaquée. — Le nom de Taillefer sera inscrit sur la liste supplémentaire.
L'agent national du département de Paris envoie le reçu de la liste des membres de la Société des Jacobins.
Après la lecture de la correspondance, Gay-Vernon prend la parole. « Le bruit se répand, dit-il, et je ne doute pas qu'il ne soit faux, que, dans quelques jours d'ici, on doit exciter du tumulte dans Je sein de cette Société. Nous invitons les bons citoyens à surveiller les intrigues. »
Un membre ajoute que, s'élant trouvé hier au café de la Guerre, il entendit des particuliers qui parlaient contre les Jacobins, et qui disaient que, dans le café de Chartres, un homme avait excité ceux qui étaient présents à s'armer chacun d'un bâton en leur disant : « Nous sommes ici une vingtaine. Allons aux Jacobins, nous serons assez forts pour les chasser. » [On rit. Quelques mouvements s'élèvent dans une tribune.) .
[Duhem déclare qu' « il ne faut pas s'occuper de quelques individus payés par Pilt et le Comité d'émigrés qui est en Suisse ». Il faut examiner la situation actuelle de la République. On y verra une faction qui se démasque ellemême.]
Elle dit hautement h. la Convention qu'il faut diminuer le nombre de nos défenseurs et faire la paix dans les anciennes limites de la France. C'est elle qui veut faire le procès à la Révolution, et qui, non contente d'avoir envoyé en jugement un député, ou plutôt d'avoir provoqué l'examen de sa conduite, fait tous ses efforts pour étouffer sa victime avant qu'elle ait été jugée.
[On a accusé, continue Duhem, les Jacobins de correspondre avec les émigrés de Suisse. Mais cette calomnie n'est fondée sur aucune preuve. On a accusé les Jacobins d'obéir à des meneurs. Ici l'orateur s'écrie :]
Oui, sans doute, les Jacobins sont des meneurs. Le premier est constamment au milieu d'eux, c'est le tableau de la Déclaration des Droits de l'Homme. (« Oui! » s'écrient d'une voix unanime tous tes membres.) C'est la Constitution démocratique décrétée par la Conven. tion, quand elle eut écrasé tous les ennemis du peuple. Ce sont les Brulus, les Jean-Jacques Rousseau, les Helvélius ! Ce sont les prin-