‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 4)Chapitre 113 sur 187 · Tome VI · texte numérisé non relu

Tome VI

C4-2 SOCIÉTÉ DES JACOHLXS [7 novembiie ITOi]

cipes, la liberté, le respect pour la Convention que nous défendrons jusqu'à la mort ! [Toute la Société se lève une seconde fois pour témoigna'son adhésion.)

[L'orateur annonce que Lcquinio a présenté à la Convention une motion ayant pour but d'interdire aux députés l'entrée des Sociétés populaires'. Le- (piinio se vengeait par là de la Société des Jacobins, qui n'avait pas voulu se laisser dominer par lui. L'oratcrir rappelle (pie Tallien et Fréron veulent faire diminuer reiïcctir ,d<;s armées, que les libcdlistes publient et vendent inq)unément des écrits intitulés : On veut sauter Carrier! ou Les confessions de Carrier, écrits qui ont pour but « de prévenir l'opinion contre un accusé ». • L'orateur ajoute que l'aristocratie veut entraîner le peuple dans deux extrêmes ; l'un est « le modéranlismc exagéré », l'autre est le patriotisme au delà de toutes liniites ;>. « Ce système, dit-il, est démontré par la correspondance de Chabot, et de Robespierre, imbliée depuis [)cu. » Il termine en exhortant les Jacobins au calme et il demande « l'affiche d'un article du Journal de la Montaijne sur les finisseurs de la Révolution^ ». (^Adopté.)]

Un membre fait lecture d'un passage de l'Orateur du Peuple, contenant des injures atroces contre Garnot, ci-devant metnhre du Comité de Salut public. La Société en interrompt la lecture par des murmures et des marques de la plus profonde indignation.

[Gay-Vernon fait l'éloge de Carnot. — Massleu déclare que « Carnol est une des tètes les plus larges de rEuro|)e pour concevoir les plans de campagne ». Il déclare que Fréron et ses amis le détestent, j)arce qu'il a dit à la Convention que ses collègues au Comité de salut public, accusés, avaient toujours été opposés dans le Comité aux mesures de rigueur. — Maure confirme cette assertion. — Aréna fait lecture d'un autre passage de VOvateur du peuple.

Billaud-Varenns déclare que Fréron déserte Carnot, parce qu'il s'est refusé à remettre en place le marquis de La Poype, beau-frère de Fréron.

Aréna déclare qu'il faut regarder Fréron « comme un écrivain soudoyé par les tyrans ».

Duhem expose quel est le système des })atriotes : renq)lacer les frontières artificielles et peu solides de l'ancienne monarchie par une frontière naturelle, le Rhin. — Pendant ce discours, un citoyen annonce la prise de Maëstricht. Cette nouvelle excite de vifs ap])laudissements. — iJuhem reprend son discours. — Un militaire l'interrompt pour déclarer ([ue Tallien lui a dit : « Tu es bien sot de vouloir encore servir, quand nous allons faire la paix! » — Duhem continue sa démonstration, et dit que le système des aristocrates est détaillé dans « le Moniteur, ami de Tallien ». Il expose les avantages qu'il y a à continuer les conquêtes : tirer des vivres du Palalinat et des

1. C'est la veille, 16 brumaire, que Lequinio avait fait cette motion à la Convention {Moniteur, t. XXII, p. 440). Après une discussion assez tumulteusc, la Convention avait passé à l'ordre du jour {ibid., p. 442 .

2. Cet article se trouve dans le numéro du Journal de la Montagne ilu IG brumaire an III, p. 178.

Pays-Bas, répandre les assignats dans ces pays. Il met en garde les Jacobins contre le système de l'aristocratie, qui est de forcer le gouvernement à faire la paix.]

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