‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 4)Chapitre 44 sur 187 · Voyez Pièces justificatives, n" XXT · texte numérisé non relu

Voyez Pièces justificatives, n" XXT

Dans le Procès-verbal qui est au Comité, on lit ces mots au 14' alinéa :. « On fait serment de mourir plutôt que de vivre sous le crime. » iXote de l'original.) Nous donnons cette pièce n° XXI, 2, à la suite du fragment de Courtois.

« Une députation de la Commune arrive. Elle déclare qu'il n'y a plus de Comité de salut public. — C'est la Commission des douze au Conseil de la Commune : on l'appellera le Conseil général du 10 août. — Le peuple est à son poste. — La cloche de la liberté sonne. »

« La Société arrête que Brival, qui a voté pour le décret du jour, sera rayé. » Sur une petite note jointe au Procès-verbal et sans signature, on lit : « Châles demande que ses collègues soient interpellés sur ce fait ; mais on croit que cela va jeter la division, et l'on rapporte l'arrêté. »

Brival, ainsi rayé aux Jacobins pour avoir voté contre Robespierre, avait à l'époque du règne de la Terreur, pris, dans le cours de sa mission, plusieurs arrêtés, d'après lesquels les vieillards, les inflrmes, les femmes enceintes ou nourrices, et ceux qui n'avaient été qu'égarés, devaient être mis en liberté. Ces arrêtés furent dénoncés au Comité de salut public comme n'étant autre chose qu'une des productions du Comité de clémence de Camille Desmoulins et de Philippeaux ; ils furent annulés par le Comité de salut public. Les }îessieurs qui le composaient, ne croyaient pas apparemment que l'humanité fût une vertu dans les révolutions. Brival, trop humain pour eux, fut rappelé. Ces faits sont consignés dans le Journal de la Haute-Vienne et dans l'Histoire du terrorisme, par TuiBAiDEAV, etc.. Sole de l'original.) — Courtois veut parler du Journal officiel du

Elle eût volontiers renouvelé la scène sanglante du scélérat Paris immolant Le Pelctier pour un semblable aveu; mais elle s'arrête, espérant frapper plus d'une victime.

Elle accueille avec ivresse la proposition que lui fait la Commune de venir délibérer avec elle', et de nombreuses députations y sont envoyées pour partager ses travaux liberticides *.

Elle écoute avec satisfaction, elle répand avec empressement les nouvelles les plus fausses, pourvu qu'elles soient utiles aux projets des révoltés. Tel est le bruit que « Le Bas a été frappé dans le sein même de la Convention, lorsqu'il essayait de se défeiidre^ », et « qu'un poignard a étouffé la voix de la liberté ».

Ainsi, pour rassurer les partisans séduits de la Gomnnune coupable et lui en procurer de nouveaux, elle affecte de dire que la Commune est appuyée par la majorité des sections*, qui la protègent de leurs armes ; et, pour tenter de réaliser ce que l'on invente, elle envoie dans chacune des sections des afïïdés pour y développer cet esprit de rébellion, s'il existe, ou le créer au besoin.

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