‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 4)Chapitre 55 sur 187 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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2. Ce début de la séance du 18 tlicruiidor an II manque dans le Moniteur : nousle donnons d'après le Journal de lu Monlarpie.

320 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [5 août 1794]

nommés commissaires pour dresser un registre sur lequel venaient s'inscrire ceux qui voulaient entrer dans la Société*. On prenait les informations les plus exactes sur le compte de ces candidats, qui étaient ensuite acceptés ou rejetés, selon la nature des renseignements que l'on avait recueillis sur leur personnel, sur leur conduite et leurs principes politiques. Le résultat de ce scrutin fut, qu'au bout de quelques jours la Société se trouva composée d'hommes purs et de bons citoyens. » Léonard Bourdon termine en demandant que quinze des plus anciens membres soient nommés, et que le tiers soit composé de députés.

Après quelques débats, cette proposition, mise aux voix, est adoptée, et l'assemblée arrête que la liste des candidats lui sera présentée.

Le représentant du peuple J. Le Bon a fait incarcérer à Arras le citoyen Cédar, gendarme ; son épouse, accompagnée d'une députation de la section des Arcis, se présente à la Société, pour lui demander des défenseurs officieux en faveur de son mari.

La Société renvoie la pétition à son Comité des défenseurs.

On nomme des commissaires pour accompagner au Comité militaire un citoyen invalide, qui a perdu le pouce de la main gauche en combattant pour la liberté, dans le 2^ bataillon belge, et qui demande à retourner à l'armée. La Société applaudit à la manière avec laquelle ce brave soldat républicain exprime sa haine franche et vigoureuse contre les tyrans.

Itoyer soumet à l'approbation de la Société un projet d'adresse aux Sociétés affiliées, sur la conspiration de Robespierre. Ce projet est accueilli.

Quelques membres cependant élèvent des réclamations sur la manière dont cette adresse est rédigée. Lequinio demande qu'elle soit adoptée telle qu'elle vient d'être présentée. « Elle n'est que préparatoire, dit-il, elle précédera une seconde adresse, qui sera rédigée en forme d'instruction. C'est du sein de cette tribune, après celle de la Convention, que sortent les grandes idées, qui impriment les commotions politiques et morales, qui éclairent tous les esprits et embrasent tous les cœurs dans l'étendiie entière de la République. C'est donc d'ici que doivent partir les vérités hardies, les vérités dégagées des liens du préjugé, et purgées des souillures de l'idolâtrie. Je vous le demande à tous, citoyens : depuis plusieurs mois, était-il possible d'élever la voix à cette tribune contre le tyran ? Non. Ses belles pa-

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