C'était Châles. Moniteur, t. XXI, p
imprimer aussi la liste de ceux qui auront demandé leur élargissement, parce qu'il est important de connaître ceux qui ont sollicité pour des scélérats. II fait part à ce sujet que des hommes qui faisaient des listes de prétendues conspirations dans la maison des Carmes sont maintenant en liberté.
Raisson demande que la Société ne se contente pas de demander une mesure contre l'indulgence envers l'aristocratie, mais qu'elle provoque également une mesure favorable aux patriotes, et qui écarte l'oppression dont ils pourraient être menacés.
La discussion se continue. Dubois- Crancé et Dufourny demandent l'impression de la liste de ceux qui ont réclamé la mise en liberté des détenus. Ce dernier pense qu'il ne faut pas mettre la terreur à l'ordre du jour, mais la défiance.
Raisson fait observer que, si une fois on adopte la mesure de Timpression des noms de ceux qui auront été élargis, la seconde mesure suivra d'elle-même ; il demande que la Société se restreigne à proposer la première.
Après quelques débats, la Société arrête qu'elle se transportera demain à la Convention, pour demander l'impression de la liste de ceux qui ont été mis en liberté, et l'engager à maintenir dans toute son énergie le gouvernement révolutionnaire, dégagé des abus qu'y avait introduits l'horrible faction des triumvirs.
Dubois-Crancé fait lecture de l'adresse que la Société des Jacobins doit envoyer aux Sociétés affiliées. Elle est adoptée ^
Séance levée à dix heures.
ADRESSE DE LA SOCIÉTÉ DES AMIS DE LA LIBERTÉ ET DE L'ÉGALITÉ, SÉANTE AUX JACOBINS, A PARIS, A TOUTES LES S0CIP:TÉS qui lui sont AFFILIÉES.
Imprimerie de Galetti, s. d., in-8" de 4 p. — Bibl. nat., Lb 40/786.
Citoyens, Frères et Amis,
Les serpents qui dévorent le sein de la patrie cherchent à profiter de toutes les crises de la Révolution ; ils font répandre aujourd'hui