‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 4)Chapitre 82 sur 187 · Ce discours nest pas dans le Moniteur · texte numérisé non relu

Ce discours nest pas dans le Moniteur

séance a dû porter la terreur dans Tàme des aristocrates et de tous les fripons qui se réunissent à eux.

Le discours de Collot d'Herbois a été suivi d'une discussion très vive sur les moyens les plus sûrs et les plus prompts de sauver les patriotes.

Plusieurs propositions ont été faites : elles ont été renvoyées à l'examen des Comités, qui vont délibérer pour faire rendre au plus tôt justice aux opprimés. Que les patriotes qui sont en ce moment sous les coups de l'aristocratie reprennent courage, puisque l'espoir d'être vengés de tous les maux qu'ils ont soufferts leur est enfin rendu.

La députation de la Société des Jacobins s'est présentée à la barre : elle a y été accueillie et reçue avec intérêt. La Convention a décrété l'impression et l'envoi de son adresse à toutes les Sociétés populaires. [Applaudissemenls.)

On renvoie au Comité de présentation la dénonciation faite par un membre contre un nommé Carteron, qu'il accuse d'avoir tenté de désorganiser l'Ecole de Mars.

Le citoyen Crassous dénonce le Journal de la Montagne comme ne remplissant pas l'attente de la Société et des patriotes. Il se plaint de ce qu'on y insère des articles supprimés par arrêté de la Société et demande qu'on se borne à rapporter les séances de la Société.

Plusieurs dénonciations sont faites ensuite contre ce journal, pour avoir mal rendu la séance du 24 de la Convention, dans laquelle les Jacobins ont été calomniés '.

T. liousseav, rédacteur, invité à répondre à ces divers griefs, monte à la tribune et dit : « Tous les reproches que l'on fait ici au journal se réduisent à deux principaux. Je répondrai succinctement à l'un et à l'autre. Sur le premier point, j'observe que le journal s'imprime la veille pour le lendemain ; or, quand l'arrêté de la Société qui suspend l'insertion des nouvelles étrangères m'est parvenu, cet article était composé ; il n'était plus temps de le remplacer par un autre article; j'aurais couru risque de faire manquer le journal. Quand au second reproche, d'avoir mal rendu la séance de la Convention, comme je ne la rédige pas et que je ne fais que réviser les notes qui me sont fournies, je suis forcé de m'en rapporter à l'exactitude et à la fidélité supposées du collaborateur, car je n'assiste point aux séances de la Convention, et il m'est impossible d'y assister, au moins régulièrement. Je me suis aperçu hier de la coupable partialité du preneur de notes. Je demande, pour plus d'exactitude à l'ave-

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