‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 4)Chapitre 90 sur 187 · C'est Saiiit-Maixenl Deux-Sèvres · texte numérisé non relu

C'est Saiiit-Maixenl Deux-Sèvres

du sol français; car qu'ils apprennent que, tant qu'il y aura des Sociétés populaires, que celle des Jacobins existera, que la Convention sera à son poste, toutes les sourdes manœuvres des ennemis de la patrie seront découvertes, tous les ambitieux et leurs complots seront anéantis ».

Plusieurs autres Sociétés envoient copie des adresses qu'elles ont présentées à la Convention ; toutes écrivent qu'elles surveillent les ennemis de la chose publique, qui sera sauvée encore celte fois. Ces lettres et adresses, toutes plus énergiques les unes que les autres, ont reçu les applaudissements de la Société, qui a ordonné l'insertion des unes au Journal de la Montagne, et le renvoi des autres aux Comités respectifs.

Sur la proposition du Comité des défensews officieux, la Société arrête qu'il sera fait une collecte dans son sein, en faveur d'une citoyenne patriote, à qui le produit de son travail ne suffit pas pour vivre.

Un membre donne lecture de l'adresse de la Société de Rennes, lue le matin à la Convention nationale, qui en a ordonné l'impression. Cette adresse, dictée par le plus ardent patriotisme, et cet esprit de surveillance qui l'a toujours fait triompher, a reçu de la Société la même approbation qu'elle avait reçue le matin à la Convention. Elle finit par ces mots : « Tenez-vous en garde contre les partisans de la liberté indéfinie de la presse... Cet abominable système est l'effet de la mise en liberté de tous les détenus indistinctement, comme si le fédéralisme n'eût jamais été qu'une chimère, l'aristocratie un vain mot, le royalisme un fantôme ; comme si tous les complots dont la patrie s'est vue menacée n'eussent jamais existé ; comme si tous les détenus n'eussent été que des innocents opprimés, vexés par Robespierre et ses complices ».

La Société ordonne l'insertion de l'adresse dans le Journal de la Montagne, ainsi que de la lettre qui l'accompagne.

On annonce des dépulations de plusieurs sections de Paris; celles du Finistère, de Bon-Conseil, de Chalier, de la Montagne, du Mont- Blanc et des Tuileries sont introduites au milieu des nombreux applaudissements de la Société et des tribunes.

Celle du Finistère monte à la tribune, et après avoir témoigné les sentiments d'union et l'attachement de la section pour la Société, présente un cavalier Jacobin, qu'elle a armé et équipé à ses frais. Le cavalier, glorieux du titre qu'il porte, jure qu'il sera aussi redoutable aux ennemis de Textérieur que les Jacobins le sont pour ceux de l'intérieur.

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