‹ La société des Jacobins; recueil de documentsChapitre 102 sur 243 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

210 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [18 mars 179 J]

tait deux et même trois. Nous n'avons qu'à faire la même opération, nous, sur les riches seuls. [Les uns applaudissent, les aut7'es murmurent.)

M. Dubois de Crancé. Messieurs, je vous offre la même marche que le préopinant, et non pas les mêmes moyens. Nous avons déjà un impôt sur les loyers, ou pour mieux dire relatif aux loyers. Eh bien ! il n'y a qu'à le doubler. Du moins le principe d'égalité s'y trouvera. Tout le monde payera proportionnellement, les pauvres mêmes. [On applaudit et on demande l'impression du discours.)

M. Biauzat. Je m'oppose à l'impression. Ce discours n'a pas été assez travaillé. Le projet devrait être encore mûri par l'auteur. D'ailleurs il n'est pas assez long. L'impression en coûterait à la Société plus qu'il.... n'est long. Il est aisé à retenir.

L'impression est décrétée. Quelques voix demandent aussi l'impression de celui de M. Biauzat.

[La suite au numéro prochain '.)

LXTII

[On lit dans les Annales patriotiques et littéraires, p. 1203 :]

M Paris, le 21 mars. — Hier au soir, dans la séance de la Société des amis de la constitution, M. Kersaint, membre du directoire du district ^ de Paris, a dénoncé le ministre des finances pour avoir donné au roi, dans une lettre écrite aux administrateurs de département, le titre de chef supréjne de la nation. Le petit Delessart ne sait donc pas que toute nation est souveraine, et qu'une nation souveraine n'a point de chef suprême qu'elle-même?... »

[Suivent des réflexions de Carra. — Même séance, parodie'.]

A la séance du 20, M. Menou commet une incongruité bien punis-

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