‹ La société des Jacobins; recueil de documentsChapitre 173 sur 243 · AVRIL 1791] DISCOURS PRONONCÉ PAR M. DUMAS 3G · texte numérisé non relu

AVRIL 1791] DISCOURS PRONONCÉ PAR M. DUMAS 3G

racquisition des biens nationaux. Elle sait encore que vous avez fait aux Amis de la constitution de nombreux prosélytes, que vous avez fondé des Sociétés patriotiques, et que, par cet heureux résultat de vos travaux, vous avez multiplié les défenseurs de notre constitution et donné à leurs louables intentions l'exemple de votre courage et de votre zèle.

Tant de services rendus à la chose publique, tant de titres acquis à la reconnaissance nationale, vous garantissent les sentiments des Amis de la constitution. Us sont trop rassurés par les motifs sur lesquels se fonde votre sécurité pour ne pas se livrer avec une fraternelle satisfaction au plaisir que leur cause votre retour, pour ne pas vous voir sans regret éloignés des lieux où votre présence a fait tant de bien, éloignés de ces deux départements où vos soins ont fait remplacer le tlambeau du fanatisme par le feu sacré de l'amour de la patrie- La Société, dont,' pendant votre absence, les membres se sont, en dépit de la calomnie, peut-être autant multipliés que les amis qu'elle a dus à votre zèle, voit avec un sentiment qu'elle ne saurait définir vos talents à portée maintenant de s'unir à ses travaux, et votre présence, constamment dangereuse aux mauvais citoyens, présente dans la capitale même, aux factieux qui nous entourent, des ennemis de plus à combattre,

La Société a arrêté l'impression du discours de M. Dumas, de la réponse de M. le Président, la réimpression de la proclamation, et l'envoi aux Sociétés affiliées.

S'i^ne ; Alexandre Beauharxais, président.

CoLLOT d'Herbois, Massieu, évêque de Beauvais, BoNNECARRÈRE, Prieur, secrétaires.

[On lit, à propos de celle séance, dans le Patriote français du 2 mai 1791 : « Les commissaires de l'Alsace y ont él6 re(,'us avec un enlhousiasme qui tient de Tidolàtrie. — Quand serons-nous donc en garde contre ces spéculalions de sensibilité? — Ils ont lu une proclamation publiée en Alsace, où ils invitent surtout les soldats à l'amour pour le roi. — Quand abjurera-t-on ce langage indigne de notre constitution? — On doit aimer, adorer sa patrie, la liberté; mais adorer un fonctionnaire public! »J

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